VI
Quoique généralement j'aie éloigné les traductions, néanmoins j'ai cru devoir admettre celles qui constituent un travail tenant presque de la création, comme par exemple les œuvres de Platon^ traduites du grec par M. Victor Cousin.
J'ai fait consulter avec soin les recueils publiés par des libraires ou des érudits devenus célèbres. On a mis largement à contribution la France littéraire^ de mon savant et laborieux ami M. Quérard. Je ne dis pas cela pour m'excuser d'avoir fait commettre un plagiat, je le dis pour me vanter d'avoir fait puiser aux meilleures sources dans le but de conqûérii' à ce recueil la confiance des amateurs de livres.
Quelque petit que soit ce volume, il offre pourtant ime nomenclature de plus de 1100 ouvrages formant environ 7,000 volumes. Le champ est encore assez vaste pour que mes amis puissent y faire une récolte abondante en attendant une seconde édition rectifiée et augmentée.
Je fais appel à tous les conseils. Je les recevrai avec reconnaissance.
Trois tables distinctes se trouvent à la fin du volume. Elles faciliteront les recherches.
10 Une table des naatières par matière.
1. Ce lirre si utile, qui a commencé la réputation d« Tauleur, est décrit dans ce Tolunte mmis le numéro 913.
20 Une table des noms d'auteurs avec le numéro d'ordre.
30 Une table des noms des personnes citées dans Touvrage.
J'adiesse et j'offre ce petit volume à tous mes amis d'Amérique; j'ai la confiance qu'il leur sera utile.
Je n'ai pas d'autre but.
Hector Bossangf.
AGINCOURT (Jean-Baptiste, L.-G. Seroux d'), né en 1730, mort en 1814. Après avoir abandonné successivement la carrière militaire et la diplomatie, il entreprit de nombreux voyages en Italie , où il fit an long séjour. A la vue des chefs-d'œuvre de tout genre qui rentouraient, son goût se développa rapidement, et il conçut le projet du livre qui a fait sa réputation. Quoique dépassé maintenant, Agincourt était un bon antiquaire, et son ouvrage est la ^ meilleure expression de la science archéologique de son époque.
1. Histoire de l'art par les monuments^ depuis sa décadence au iv® siècle jusqu'à son renouvellement au xvi«. 6 vol. gr. in-fol. Paris, 1823.
AGUESSEAU (Henri-François d'), né eu 1668, mort en 1751. Avocat général au parlement de Paris à Tâge de 22 ans, procureur général à 28, il sut, malgré sa jeunesse, remplir dignement les hautes fonctions dont il était chargé. Type de cette magistrature savante, indépendante et énergique du xvn« siècle , il eut souvent à combattre les idées du pouvoir, et fut victime de sa franchise et de sa loyauté. Nommé chancelier de France en 1717, on l'exila à cause de son opposition au système de Law. Rappelé quelque temps après, il subit de nouvelles rigueurs* Enfin, accablé du poids des années et des nombreux travaux qui avaient illustré sa carrière, il donna sa démission de chancelier et mourut peu de temps après.