Bulletin des lois. 192 vol
Paris, 1793 et ann. suiv.
BURNOUF (Eugène), né en 1801 , mort en 1852. Le plus grand orientaliste français, après Silvestre de Sacy, était fils de Louis Burnouf , l'auteur de la célèbre grammaire grecque. S'étant Tait recevoir avocat dans sa jeunesse, il abandonna bientôt l'étude de la jurisprudence pour celle des langues orientales. Chargé d'enseigner la grammaire générale à l'École normale, il fut nommé en 1832 professeur de langue et de littérature sanscrite aa Collège de
France. Biirnouf est le premier qui ait traduit la langue zend, doDt les caractères n'avaient pas encore pu être déchiffrés. Un travail excessif cansa sa mort, qui fut regrettée universellement. Il venait d'être nonuné inspecteur général de l'enseignement supérieur, et secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, dont il était membre depuis 1832. M. Obry a publié en 1835 un rapport sur les travaux philologiques de M. Burnouf relatifs à la langue zende, et dernièrement M. Naudet a lu à la séance publique de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, un mémoire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orientaliste.
123. Commentaire sur le Yaçna, Tundes livres religieux des Perses, ouvrage contenant le texte zend expliqué pour la première fois, les variantes des quatre manuscrits de la Bibliothèque royale et la version sanscrite inédite de Nériosengh. 1 vol. in-4 Paris, impr. roy., 1833.
124. Vendidad - Sade, l'un des livres de Zoroastre , publié d'après le manuscrit zend de la Bibliothèque du roi, avec un commentaire, une traduction nouvelle et un mémoire sur la langue zend, considérée dans ses rapports avec le sanscrit et les anciens idiomes de l'Europe, par E. Burnouf. IvoL in-fol Paris, 1829-43.
125. Introduction a l'Histoire du buddhisme indien, par E. Burnouf. 1 vol. in-4.
Paris, 1844.
126. Le Lotus de la bonne loi, traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au boudhisme, par M. E. Burnouf , secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. 1 vol. gr. in-4.
Paris, 1852.
CABANIS (P.-J -Georges), né en 1757, mort en 1808. Un des physiologistes les plus remarquables des temps modernes , fut longtemps incertain dans le choix d'une pro-
fession. Il se décida enfin pour la médecine , et se fit eu peu de temps une grande réputation. Lié avec tontes l*»s célébrités de son temps , et particulièrement avec Mirabeau et Gondorcet, Cabanis fut nommé professeur d'hygiène aui écoles de Paris, professeur de clinique à l'École de médecine , appelé comme représentant du peuple au Conseil des Cinq-Cents, et choisi plus tard pour faire partie du Sénat conservateur. De larges et rudes travaux dans la science et la politique abrégèrent rapidement ses jours, il ne put résister à tant de fatigues, et mourut frappé d'une attaque d'apoplexie.
427. CEuvREs COMPLÈTES DE Gabanis^ membre du Sénat, de l'Institut , de l'École et société de médecine de Paris, etc., accompagnées d'une notice sur sa vie et ses ouvrages. 5 vol. in-8.
Paris, 1823.
ToMB I. Révolutions et réformes de la médecine. —-Rapport fait au conseil des Cinq-Cents sur Torgranisation des écolfs de médecine. — Du degré de certitude de la médecine.