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Tome XXIII. La langue des calculs

GONDORCET (Jean-Antoine-Nicolas Caritat de), né en 1743, mort en 1794, fut nn des hommes éminents qui s'il-

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lustrèrent à Tépoqîie de. la révolution française. Mathématicien profond , ses travaiii le firent connaître des savants de son temps, et il fut reçu membre de l'Académie des Sciences en 1769.JForcé, comme secrétaire perpétuel , de faire les éloges des académiciens morts , il s'acquitta avec tant de succès de cette tâche pénible, que l'Académie Française crut devoir l'admettre, en 1782, au nombre de ses membres. Lorsque la révolution éclata, Condorcet embrassa avec chaleur les nouveaux principes. Membre de la Convention, et du premier comité de Salut public , il n'approuva point l'affaire du 31 mai, et fut mis en accusation. Obligé de se cacher, il finit par être découvert à Bourg-la- Reine, où on le jeta dans un cachot. Quand ou vint le lendemain pour le mener devant ses juges, on ne trouva plus qu'un cadavre, il s'était empoisonné.

258. GEuvRES DE Condorcet, publiées par A. Condorcet, O'Coiiuor, lieutenant général, et M. F. Arago, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. 12 vol. in-8. Paris, 1847-1849.

ToMB I. Biographie de Condurcet, par Arago. — RemarqueH »ur divers passages de l'Histoire des Girondins relatifs a Condorcet. — Correspondance entre Voltaire et Condorcet. — Correspondance entre Turgot et Condorcet. — Correspondance gf'nt^rale. — Lettres aux auteurs du Journal do Paris. — Lettres sur Swedenborg d Madame *** 1782. — Dialogue entre DiogAne et Aristippe, 1783 — 0))8errations de Condorcet sur le 89«' livre de l'Esprit des lois ; de la maninre de composer les lois, — Discours prononcé dans l'Académie Pran- «^aise, en 1782, à la réception de Condorcet. — ' Discours lu ii TAcadémie française , lorsque le comte du Nord ( plus tard J^aul l) y vint prendre séance en 1782. — Discours prononcés par Condorcet à l'Académie des sciences le 1 2 novembre 1783 et le K septembre 178i, à l'Académie fran(;aise le 26 février 178i..— Discours sur les sciences mathématiques, prononcés au Lycée le 1 tt férrier 1 78B. — Discours sur l'astronomie et le calcul des probabilités, lu au Lycée en 1788. — Récit de ce qui s'est passé au parlement de Pari», le 20 août 1786. — Discours prononcé à l'Assemblée nationale, au nom de l'Académio «les sciences, le 12 juin 1790. — ' Lettre au présidtmt de l'Assemblée nationale, le 10 juin 1790.— Instruction adressée aux direct<)ires des 86 départemeuts du royaume. — Projet de décret. — Lettre de Condorcet à l'Assemblée nationale sur le mot pamphlétaire, 1790. — Le véritable et le faux ami du peuple. — Anniversaires delà séance des 19 juin 1790 et 19 juin 1792. — Brûler les livre». — Tableau général de la science qui a pour objet l'applicatinn du calcul aux sciences politiques et morales. — Fragment de justification, 1798. —

Epître d'an Polonais exilé en Sib<*rie, déceojbre 1798. — Conseils de Condorcet à sa fille (mars 179V). — Testament de Coudorcet. — Portrait de Condorcet par mademoiselle de Lespi nasse.

Tome II Avertissement. — Élog^ de la Chambre, — Roberral,— Frenicle, — L'abbé Picard,— Mariette, — Daclos, — Blondçl, y Perrault, — Huyghens, — Charas, — Rœnier. — ■ Liste alphabétique «les membres de l'ancienne Académie.

— Essai d'une histoire des correspondants de l'Académie des Sciences. — Rohaut,— Bartholin,— Boyle,— Bellini, — Cowper,

— Pit^arne, Flamstead, — Leuwenhoeck, — Ches^lden, — Peyssonnel, — Bianchi, — Muscbenbntek, — Klingenstiern»,

— Le Cat, — Le P. Le Seur, — Le docteur Bévis, — Eloges de Font.iine, — La Condamine, — Trudaine, — Jussieu, —

. Bourdelin. • — Haller, — Malonin, — Linné, — Jussietk, — d'Arci, — Lieutaud, — Bucquet, — Bertin, — Courtanvaux, ~ Maurepas, — Tronchin. — Pringle, — d'Anville, — Bordenave, — BernouUi. — Montigni, — Margraaf, — Duhamel,

— Vaucanson, — Hunter.

ToMB III. Eloges dF.uler. — Bezout, — d'Alembert, — D«* Tressan, — De Wargentin, — Macquer, — Bergman, — Morand, — Cassini. — de Milli, — de Courtivron, — de Praslin,

— Guettard, — de Gua, ~ de Paulmy, — Bouvart, — de Lassone. — cardinal de Luynes, - de Fouchy — de Buffon, — Franklin, — • Camper, — Fougeroux, — de Fourcroix, — Turgot, — Michel de l'Hôpital, — Biaise Pascal, — Préface — Remarques sur les pensées de Pascal

ToMB IV. Avertissement des premiers éditeur* sur l.a première partie de la vie d« voltaire. — Vie de Voltaire. — Avertissements insérés par Condorcet dans l'édition complet»des œuvr.4s de Vtdtaire. — Avertissements de> premiers éditeurs sur la seconde partie de la vie de voltaire. — Notes sur Voltaire par ordre alphabétique.

ToMB V. Vie de M . Turgot. — Dissertation philosophique et politique , nu Réflexions sur cette question : s'il est utile aux hommes d'être trompés. — Recueil des pièces sur l'état des protestants en France, etc.

ToMB VI. Kiiqnisse d'un tableau historique des progn^s de l'esprit humain. — Fragment de l'Atlantide, ou Effort» combinés de l'espèce humaine pour le progrès des sciences

ToMB VII. Réflexions sur la jurisprudence criminelle, 1775.

— Rapport et projet de décret sur l'organisation générale de l'instruction publique, etc , etc.

ToMB VIII. De l'influence de la révolution d'Amérique sur l'Europe (1786). — Supplément. — Projet de consatution. — " Essai sur la couiititution et le» fonctions des assemblées provinciales (1788). Notes.

Tome IX. Lettres dun Bourgeois de New-Haven à un citoyen de Virginie, s-ur l'inutilité de partager le pouvoir législatif entre plusieurs corps (1781 ). - Décl.<ration des droite de l'Homme. — Examen sur cette question : est-il utile de diviser une assemblée nationale en plusieurs chambres ? (1789).—

Adresse a rAssemblëe nationale poar que Paris forme partie (l'un grand département (17 89). — Sur la formation de» communes (1789 ), etc., etc.,

ToMB X. Discours , réflexions , avis et mémoires politiques (1790.)

Tome XI. Lettre d'un laboureur de Picardie. — Fragments sur la liberté de la presse. — De la police des llvros. — Mémoire sur le canal de Picardie. — Mémoires relatifs aux finances. — Mémoires sur les monnaies, etc.

Tome XII. Sur la constitution civile du clergé. — Discours et mémoires sur les finances. — ' Kéflexions sur la révolution de 1688 et sur celle du 10 août 179i. — Pièceit vxtruiteii ilu recueil périodique intitulé « le Républicain » , par Condurcvt.

— De la république, ou un roi est-il nécessaire à la conserva, tion de la liberté? — Opinion sur le jugement de Louis XVI.

— Opinion de Condorcet. — plan de constitution présenté k la Convention nationale les 15 et 16 février 1793. — Sur la nécessité d'établir en France une constitution nouvelle. — Discuurs sur la convocation d*uner nouvelle convention nationale.

CONNAISSANCE DES TEMPS, etc. . Ce recueil a été fondé en 1679 par Picard. Il ne contenait alors que les levers et les couchers du soleil, de la lune et des planètes, leurs passages au méridien de Paris, leurs longitudes, latitudes et déclinaisons, le passage du premier point d'Ariès par le méridien, l'annonce des éclipses du premier satellite de Jupiter, les occultations des principales étoiles , quelques tables subsidiaires, et une carte servant à trouver l'heure par les étoiles circumpolaires. Augmenté successivement, de 1730 à 1849 , il se compose actuellement des épbémérides du Soleil, de la Lune, de Mercure, de Vénus, de Mars, de Jupiter, de Saturne etd'Uranus, des éclipses des quatre satellites de Jupiter, leurs configurations, des positions apparentes de 115 étoiles principales , des distances lunaires, des parallax-s et demi-<liamètre de Vénus, Mars, Jupiter et Saturne , des éclipses de soleil et de lune, des phénomènes, du tableau des plusgrandes marées de l'année , des tables de réfraction , celles des différences logarithmiques pour faciliter le calcul des longitudes par les distances lunaires , celles de correction des différences secondes, troisièmes et quatrièmes pour les interpolations; celles pour convertir le temps sidéral en temps moyen, et vice versa; table pour déduire l'équation du temps à midi , moyen de l'équation du temps à midi vrai. Le parallaxe du soleil, celui des planètes, la table pour réduire les parties de l'équateur ou les déférés de longitude terrestre en temps, et vice versa; la table des

positions géographiques , Tindex des positions , Texplication et Vusage des articles, le tableau des observations météorologiques faites à l'Observatoire de Paris, et enfin des mémoires sur différents sujets d'astronomie ou de physique , compris dans chaque volume sons le titre d'Additions à la Connaissance des temps. Le Bureau des longitudes a le soin de publier la Connaissance des temps deux ans à l'avance.

259. Connaissance des temps ou des mouvements célestes à l'usage des astronomes et des navigateurs.177 vol. in-8.

Paris, 1679 et ann suiv.

L'ouvrage se continue.

CONSTANT DE REBECQUE (Benjamin), né en !767, mort en 1830 , se fit connaître vers 1797 par deux écrits contre les effets de la terreur. Nommé membre du Tribunat en 1800 , où il marqua dans les rangs de Toppositiou > il en fut éliminé en 1802 , ei fut forcé de s'exiler en même temps que madame de Staël, avec laquelle il fit de nombreux voyages à l'étranger. Rentré en 1814, avec les Bourbons, il se laissa entraîner à la suite de Napoléon pendant les Cent- Jours , et en fut récompensé par le titre de conseiller d'État. La chute définitive de l'empereur l'éloigoa de sa patrie, il se retira en Angleterre, et publia Adolphe. De retour en France , il fut nommé député , et défendit dans les rangs de l'opposition la liberté de son pays. M. Sainte-Beuve a publié dans la Revue dee Deux Mondes (1844-1845) des articles fort curieux sur cet homme célèbre.

260. Cours de politique constitutionnelle, de Benjamin Constant, nouvelle édition, mise en ordre par M. Pages (de l'Ariége), député. 2 gros vol in-8. Paris, 1836.

261. Discours de Benjamin Constant à la Chambre des députés. 2 gros vol iii-8.

Paris, 1828.

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