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TRAITÉ DE POLITIQUE

Note XLVI. — A la date.

Cette chanson, faite dans les Cent-Jours, peu de temps après le retour de Napoléon, parut imprimée dans plusieurs journaux. Parmi les auteurs qui ont injurié ce grand homme après sa double chute, il y en a peu, sans doute, qui eussent voulu lui parler ainsi que Béranger le lit dans ces couplets. Lors de la seconde rentrée des Bourbons, on ne Taccusa pas moins d'avoir flatté l'Empereur. Il fut loin d'en juger ainsi, puisque dans son premier volume, publié à la fin de 1815, ir n'inséra pas cette chanson, parce qu'il la regardait comme une critique trop directe du gouvernement impérial, ce quf lui semblait peu convenable alors.

Il faut toujours se rappeler que Béranger n'avait pas encore osé donner à son genre des formes plus en rapport avec les idées qui occupaient le peuple français. De là, le ton et 1^ cadre qu'il prit dans 1^ Traité de politique.

C'est à l'époque où il fit cette chanson, qu'on lui proposa la place de censeur du Journal général, feuille connue par son royalisme. Béranger, partisan de la plus grande liberté possible de la presse, refusa cette place qui rapportait six mille francs, quoiqu'il n'eût alors pour vivTe et soutenir des^ charges assez fortes que son emploi de 1,800 francs. [Note de Béranger.)

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