L*EXILÉ
Note LXV. —Au tilrf,
L*histoire redira le nom des hommes plus ou moins illu»très que la seconde Restauration proscrivit de France ou força de s'en éloigner. A l'époque où celte chanson fut faite, on paraissait espérer que les Bourbons se lasseraient enfin d'un système de rigueur. Si quelqu'un devait élever la voix, c'était Déranger, qui regarda toujours comme sa plus grande gloire
DE BËRANGER. o69
d^avoir, par ses chansons, adouci le sort de tant de vicitmes dos réactions révolutionnaires. Il reçut bien souvent des lettres venues des pays les plus éloignés, de Calcutta même, où des Français lui témoignaient leur reconnaissance pour le charme qu'ils avaient trouvé dans leur exil à répéter des chants qui leur rappelaient la terre chérie. Jamais plus douce récompense ne put être décernée à leur auteur. [Note de Béranger.)