‹ Ma biographie: ouvrage posthumeChapitre 47 sur 71 · M. JUDAS · texte numérisé non relu

M. JUDAS

Note LXVïL — Au tUre.

Celte chanson Ait faite pour une réunion de libéraux, qui s'intitulait t Société des Apôtres, » Béranger y portait le nom do Jacques le Majeur. Sa chanson commençait ainsi :

Mes frères, les bons apôtres, Que mon cousin le bon Dieu, Lorsque nous faisons des nôtres, Soit avec nous dans ce lieu l liais, s'il fut pris en défaut Pour aroir parlé trop haut.

Parlons bas.

Cette société, qui se réunissait à table, n*eut pas une longue durée. Un homme de police s'y était introduit dés le commen-

cément et il n*cn fut pas le seul Judas. Le portrait de ce lâche apôtre convenait à tant de gens, que, par la suppression du premier couplet, cotte chanson devint d'une application ^^ênérale. Cependant il en fut fait une particulière à un ancien membre du Caveau» soupçonné d*avoir précédemment appartenu à la police impériale et devant qui, en 1813, Béranger fut prévenu par Désaugiers de ne pas chanter le Hoi d*Yvetot. Depuis, ce même personnage n*en a pas moins obtenu et cumulé des places de censeur, de bibliothécaire, des pensions, des croix, etc. {Note de Béranger,)

Il n est pas trés-diflicile, en ouv]*ant deux ou trois alnianachs, de deviner quel est le personnage dont veut parler Béranger. (Note de t Éditeur,)

Page 1