LES CLEFS DU PARADIS
XoTE LXX. -^ Au premier vers du cinquième couplet : En rain un foa crie, en enlnnt.
Ce foii n*est autre que H. de Bonald dont la réputation exagérée» commencée sous te pouvoir absolu'de TEmpire, est venue échouer dans les débats politiques de la Restauration. C'est ce pair de France qui, lors de la discussion sur l'atroce ' loi du sacrilège, à propos de la peine de mort, fit entendre ' cette phrase : Il faut renvoyer les accusés à- leur juge naimrd. Et voilà les hommes qui se sont permis tant de déclamations contre ceux qui ont sauvé la France en 1793! (Note de Béranger.)
SI J'ÉTAIS PETIT OISEAU Note LXXL --Au titre.
Cette chanson précéda VAme et le Bieu des bonnes gens. Elle est une des premières dans lesquelles Réranger s'essaya à poétiser le genre qui commençait à l'occuper uniquement. - Elle eut d*abord peu de succès ; aussi fut-il firappé d'un mot qu'en l'entendant lui dit M. Jay, l'auteur de VHistaire de Richelieu : « Courage! voilà de la poésie! vous avez encore mieux que cela dans la tète. »
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Pi-iTotin F.tlnc
DE BËRANGER. 373
Béranger devait sans doute croire qu'il avait mieux que cela, lui qui, dès Tâge de vingt ans, avait rêvé les plus grands travaux littéraires, et qui, bien que sachant à peine Torthographe, s'était particulièrement occupé de ce qu'on appelle haute poésie. Hais il fut longtemps à craindre que la chanson ne pût rendre toutes les pensées et tous les sentiments. Son erreur venait de ce qu'il la considérait comme un genre, tandis qu'elle est toute une langue. {Note de Bérangei\)