‹ Ma biographie: ouvrage posthumeChapitre 55 sur 71 · LE CHAMP D'ASILE · texte numérisé non relu

LE CHAMP D'ASILE

Note LXXVlll. — A la date.

Au commencement de 1818, beaucoup de Français proscrits et retirés en Amérique conçurent le projet de fonder

* Voy. Ma Biographie^ p. 189.

sur les bords du Texas une nouvelle colonie pour tous les Français dispei'sés par l'exil dans les quatre parties du monde. Le général Lallemand était à la tôte de cette noble entreprise. Pour y concourir, une souscription fut ouverte à Paris, et c*ost le désir de contribuer à Faugmcnter qui fit faire cette chanson à Béranger. Hais Tesprit de colonisation est presque (uiliérement étranger aux hommes de notre pays : ils sont trop tourmentés du désir de revoir la France pour former au loin des établissements soUdes. Les bords du Texas, qui avaient reçu le nom de Champ d* Asile, furent bientôt abandonnés et n'ont pcut-élre conservé que le souvenir de la léf(èreté française. 11 faut pourtant reconnaître que, dans cette circonstance comme dans mille autres, elle ne doit être attribuée qu'à un excessif amour du sol paternel. (Note de JBi'langer,)

Il existe une histoire manuscrite du Champ d* Asile qui vriTa probablement le jour. (Note de V Éditeur.)

LA 3I0RT DE CHAÎILE.MAGJIE

Note LXXIX. — Au titre.

11 peut être nécessaire d'avertir que la Mort de Charlemagne n'est pas un sujet tiré du vieux Roman de la Rose, li\Te que personne ne lit, mais dont on se croit obligé de parler souvent. (Note de Béranger.)

LE VEMRU AUX ÉLECTIONS DE 1819 Noie LXXX. ^ Au titre.

Cette chanson eut le sort de toutes les suites : on n'en

parla pas. D'ailleurs, die avait le défaut d'aller au-devant des événements, et l'on a déjà eipliqué cet inconvénient à propos de la chanson des Chantres de Paroisse.

Deuxièmb couplet. Les préfets dressaient à leur guise la liste des jurés : aussi les mêmes noms y reparaissaient souvent et les condamnations furent multipliées» surtout à Paris, où certaines personnes se firent une triste réputation (comme MM. Héron de Villefosse, Trouvé, etc.) par leur facilité à condamner au gré du pouvoir ceux qu'on leur donnait à juger. H. Héron de Villefosse présidait le jury qui condamna M. de Lavaictte ; H. Trouvé présidait au jugement des jeunes gens de la Ro> dielle. {Note deBéranger.)

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