‹ Ma biographie: ouvrage posthumeChapitre 56 sur 71 · LA SALME ALLIANCE DES PEUPLES · texte numérisé non relu

LA SALME ALLIANCE DES PEUPLES

Note LXXXI. ^ Au titre.

Lorsque les troupes étrangères évacuèrent le sol français, le vieux et respectable duc de la Rochefoucauld pria Bérangor de lui faire une chanson pour célébrer leur départ, dans une fôte donnée à celte occasion au château deUancourt. L'auteur ne promit rien, quelque instance que pût y mettre le duc de la Rochefoucauld S car il ne pouvait être sûr de ce que lui inspirerait ce sujet. Cependant il y rêva, et, lorsque la chanson fut faite, il l'envoya, mais sans vouloir assister à la fête. Déranger s'étant presque toujours fait une loi de ne point fréquenter les grands seigneurs, de quelque régime qu'ils fussent, cela non par fierté malentendue ou désobligeante pour eux, mais par un goût très-vif pour une manière de vi-

• Voy. Ma Biographie, p. 235.

vre toute simple et toute bourgeoise. La chanson eut du succès et la Minerve la publia; mais sans le nom de H. de la Rochefoucauld peut-être cette publication eût-elle offert quelque danger.

Dans le dernier couplet, l'auteur n'omit point de parler de la beauté extraordinaire de l'automne de 1818. On vit dans beaucoup d'endroits des arbres fruitiers refleurir comme au printemps. {Note de Déranger.)

LES RÉVÉRENDS PÉRÈS Note LXXXII. — Au titre.

Qui pourrait croire qu'en 1819 beaucoup de personnes doutaient des progrès que les jésuites faisaient sourdement en France? A cette époque pourtant, sous des noms divers, on comptait plus de trente maisons régentées par eux. I!s étaient protégés par le gouverpement occulte, à la tète duquel était le comte d'Artois .

L'atroce gouvernement de Ferdinand VII, en Espagne, avait trouvé des gens pour le louer en France.

Quant au grand homme du jour dont il est question au troisième couplet, c'est H. Decazes, qui acheta par ses complaisances l'honneur d'avoir la duchesse d'Angouléme pour marraine de son fils.

La prédiction que l'auteur fit de sa chute ne tarda pas à s'accomplir. On a trop dit que la mort du duc de Berry en avait été la cause; elle n'en fut que l'occasion. Le système de bascule qu'il inventa ou plutôt qu'il suivit avait dès longtemps fait prévoir l'impossibilité de la durée de son règne.

C'est particulièrement sous son ministère que les jésuites

firent, en France, les plus rapides progrès et comniencèrenl à envahir rinstruction publique. Il aérait injuste de crmre qu*il les aimât; mais il ne fit rien pour s'opposer à leurs progrès; il craignait trop de déplaire au firère du roi et à ses amis, qui ne lui ménageaient pas les menaces. {Note de Béranger.)

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