‹ Ma biographie: ouvrage posthumeChapitre 60 sur 71 · L'ENRHUMÉ · texte numérisé non relu

L'ENRHUMÉ

Note LXXXVDI. — Au sous-titre.

Voici [encore un vaudeville dans l'ancien genre. Celui-ci n*eut de succès qu'au tribunal et par une circonstance assez singulière.

L'auteur avait mis à ravant-demier couplet :

Hais la Cliarte encor noua défend.

Du Toi, c'est l'immortel eafant;

Il Taime, on le présume.

Oui, mais papa, gardant la dot, Traite m fille comme Loth.

L'imprimeur fut effraye par ces deux méchants vers auxquels Béranger tenait peu, et demanda qu'on les laissât en blanc. Contre son habitude, l'auteur s'empressa d'y consentir, voyant bien quel parti la malice publique tirerait de cette lacune. Il ne s'était point trompé, et ces blancs furent matière à la plus vire accusation de la part de Harchangy. Rien de plus plaisant et en même temps de jins odieux que de l'entendre accuser le silence de l'auteur à propos de ces deux lignes de points. Dupin tira un excellent parti de ce passage du réquisitoire.

Béranger n'eut jamais envie de rétablir les deux vers, tant ils lui semblaient au-dessous de l'idée que le public s'en était faite.

Les deux ministres nommés dans le cinquième couplet sont MM. Siméon et Pasquier. (Note de Béranger,)

Quelques personnes pensaient qu'il y avait d'abord :

Que dis-je? moi, j'en suis certain ; Mais les ultras n'en croiront rien.

(Nou de V Editeur.)

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