‹ Ma biographie: ouvrage posthumeChapitre 61 sur 71 · LA FARIDONDAINE · texte numérisé non relu

LA FARIDONDAINE

Note LXXXIX. — Au sous-titre.

Le préfet de police Angles et tous ses successeurs ont déclaré la guerre aux réunions chantantes. Celles qu'on nomme goguettes, presque uniquement composées d'hommes d'industrie et de commerce, et même d'un grand nombre d'ouvriers, sont surtout l'objet des craintes de ces magistrats. Le patriotisme anime ces réunions, mais il n'en est pas le seul esprit.

DE BÉRAN6ER. 587

On serait étonné de la quantité de jolis couplets» même de chansons piquantes et correctement tournées, qui, chaque année, sortent de ces réunions qui, presque toutes, ont lieu au cabaret ou dans les guinguettes aux portes de Paris. Béran* ger a dû en grande partie la vogue dont il a joui à l'espèce de culte que ces sociétés professaient pour lui. D devait donc prendre parti en leur faveur quand parut l'ordonnance de H. Angles. Rien de plus ridicule que cette ordonnance qui mit le trouble dans ces joyeuses réunions. Les oiseaux, d'abord effarouchés, revinrent bientôt à leurs habitudes, st, à fbrce de ruses innocentes, âudérent les dispositions vexatoires et firent résonner de nouveaux chants.

Troisième couplet :

A Sa Grâce il (ait peine

Allusion à Wellington.

Quatrième couplet :

Que dirait de mieux Marchangy?

Cet avocat général fut, sans contredit, le plus infatigable interprëtateur. 11 employait à ce métier tout ce qu'il pouvait avoir d'esprit. Toutefois ce qu'il faut surtout lui reprocher, c'est sa conduite dans l'affaire des quatre malheureux sergents de la Rochelle dont le plus âgé avait vingt-six ans. (iVote de Béranger.)

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