SI J'ÉTAIS PETIT OISEAU
Note LXXI. — Au titre.
Cette chanson précéda VAme et le Dieu des bonnes gens. Elle est une des premières dans lesquelles Réranger s^essaya à poétiser le genre qui commençait à l'occuper uniquement. Elle eut d*abord peu de succès ; aussi fut-il frappé d'un mot qu'en l'entendant lui dit M. Jay, l'auteur de VHiHoire de Richelieu : « Couragel voilà de la poésie! vous avez encore mieux que cela dans la tète, i
DE BfiRANGER. 373
Déranger devait sans doute croire qu'il avait mieux que cela, lui qui, dès Tâge de vingt ans, avait rêvé les plus grands travaux littéraires, et qui, bien que sachant à peine Torthographe, s'était particuDérement occupé de ce qu'on appeUe haute poésie. Mais il fut longtemps à craindre que la chanson ne pût rendre toutes les pensées et tous les sentiments. Son erreur venait de ce qu'il la considérait comme un genre, tandis qu'eUe est toute une langue. {Note de Béranger.)