LES CHANTRES DE PAROISSE
Note LXXIH. — A la date.
Cette chanson eut un grand désavantage lorsqu'elle courut manuscrite : le Concordat n'était qu'un projet et la matière élait peu connue du public. Elle nécessita une quantité de notes qui nous évitent d'en faire de nouvelles, mais qui prouvent rembarras où se trouve un chansonnier qui veut aller au-devant du mal à venir. Les masses ne sentent bien que le mal présent, et ce qui attaque par prévision tel ou tel acte du pouvoir les intéresse peu. Il faut pourtant dire que ce Concordat expira obscurément sous les coups du parti libéral. Quoique cette chanson ail sans doute mérité peu de part aux honneurs du triomphe, elle n'en fut pas moins poursuivie et condamnée en 1821.
Le couplet
Dnns chaque vîllc un si'mînaire,
fit surtout éclater la colère de Harchangy.(iVo^e de Bérange7\] LE PRINCE DE NAVARRE
Note LXXIV. — A la suite de la note qui existe déjà. Beaucoup de bonnes gens croient encore que Mathurin
Bmneau, mort il y a quelques années , dans une prison do Normandie, était réellement Louis XVII» mort auTemplo. Cet imposteur malailroit, grossier et sans aucune éducation, eu( Fart de s'attirer les secours de quelques personnes crédules jusqu'à la fin de sa rie.
II est à peu prés inutile d'expliquer les allusions que contiennent les couplets de cette chanson laite en 1 817.
On sent bien ce qu'il pouvait y avoir de piquant à fairt* cesser ce tutoiement aux deux derniers vers de chaque cou> plet. {Note de Béranger.)