‹ Ma biographie (volume 3)Chapitre 63 sur 89 · LES MYRMIDONS · texte numérisé non relu

LES MYRMIDONS

Noie LXXXIV. --Au titre.

La petitesse morale des honunes qui nous gouvenudent inspira cette chanson, où Béranger se plut à confondre les soldats d'Achille avec les Myrmidons d'une ancienne feble qui a fait de ce nom un terme de mépris. Il but remarquer qu'à l'époque où furent faits ces couplets un grand nombre de scrviteure inaperçus de l'Empire s'étaient élevés aux plus

haules digiiité6 de la Restauration. Ils avaieiil en efl'cl i'air de se venger des dédains mérilés du maître qu'ils avaient servi d'abord et dont ils avaient clé les premiers à insulter la chute et les malheurs.

Le Miron0n mirontaine de Marlborough n*est autre que Wellington, à qui on avait donné Tépée de Napoléon.

Oii nous écoule au congrès.

Ce vers rappelle la menace si souvent faite, en termes plus ou moins déguisés, par les ministres de Louis XVllI. Le congrés d'Aix-la-Chapelle venait d'avoir la plus fâcheuse influence sur notre armée que le maréchal Gouvion-Saiut-Cyr avait voulu réorganiser, ce qui lui fit perdre le ministère.

11 n'est pas nécessaire de dire que le dernier couplet de cette chanson est une allusion au jeune Napoléon', qui fut, est et sera longtemps peut-être^, un épouvantail pour los Bourbons et leurs ministres. (Note de Bêranger.)

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