‹ Ma biographie (volume 3)Chapitre 67 sur 89 · L'ENRHUME · texte numérisé non relu

L'ENRHUME

Note LXXXVUI. — Au sous-titre.

Voici [encore un vaudeville dans l'ancien genre. Celui-ci n'eut de succès qu'au tribunal et par une circonstance assez singulière.

L'auteur avait mis à l'avant-demier couplet :

Mais la Cliarte cncor nous défend.

Du roi, c'est l'immortel enfant;

Il l'aime, on le présume.

Oui, mais papo, gardant la dot, Traite sa fille comme Loth.

L'imprimeur fut effraye par ces deux méchants Ters auxquels Béranger tenait peu, et demanda qu'on les laissât en blanc. Contre son habitude, l'auteur s'empressa d'y consentir, voyant bien quel parti la malice publique tirerait de cette lacune. Il ne s'était point trompé, et ces blancs furent matière k la phis vive accusation de la part de Marchangy. Rien de plus plaisant et en même temps de plus odieux que de l'entendre accuser le silence de l'auteur à propos de ces deux lignes de points. Dupin tira un excellent parti de ce passage du réquisitoire.

Béranger n'eut jamais envie de rétablir les deux vers, tant ils lui semblaient au-dessous de l'idée que le public s'en était faite.

Les deux ministres nommés dans le cinquième couplet sont MM. Siméon et Pasquier. (Note de Béranger,)

Quelques personnes pensaient qu*il y avait d'abord :

Que di*-je? moi, j'cu suis cerUin; Hais les ultras n'en croiront rien.

{Nou de V Editeur.)

LA FARIDOISDAINE

Note LXXXIX. — Au sous-titre.

Le préfet de police Angles et tous ses successeurs ont déclaré la guerre aux réunions chantantes. Celles qu'on nomme goguettes y presque uniquement composées d'hommes d'industrie et de commerce, et même d'un grand nombre d'ouvriei*s, sont surtout l'objet des craintes de ces magistrats. Le patriotisme anime ces réunions, mais il n'en est pas le seul esprit.

DE BÉRAN6ER. 387

On serait étonné de la quantité de jolis couplets, même de chansons piquantes et correctement tournées, qui, chaque année, sortent de ces réunions qui, presque toutes, ont lieu au cabaret ou dans les guinguettes aux portes de Paris. Déranger a dû en grande partie la vogue dont il a joui à l'espèce de culte que ces sociétés professaient pour lui. Il devait donc prendre parti en leur faveur quand parut Tordonnance de H. Angles. Rien de plus ridicule que cette ordonnance qui mit le trouble dans ces joyeuses réunions. Les oiseaux, d'abord effarouchés, revinrent bientôt à leurs habitudes^ at, à force de ruses innocentes, éludèrent les dispositions vexatoires et firent résonner de nouveaux chants.

Troisième couplet :

 Sa Grftcc il fail peine

Allusion à Wellington.

Quatrième couplet :

Que dirait de mieux Marchangy?

Cet avocat général fut, sans contredit, le plus infatigable interprétateur. Il employait à ce métier tout ce qu'il pouvait avoir d'esprit. Toutefois ce qu'il faut surtout lui reprocher, c'est sa conduite dans l'affaire des quatre malheureux sergents de la Rochelle dont le plus âgé avait vingt-six ans. {Note de Béranger.)

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