‹ Ma biographieChapitre 62 sur 71 · LE BON DIEU · texte numérisé non relu

LE BON DIEU

IVoTE Xr,[. — Au titre.

« Est-ce ainsi que Platon parlait de Dieu! «s'écria, à propos de cette chanson, Marchangy dans son réquisitoire. Non, certes; mais Aristophane ne parlait pas des dieux comme Platon. Béranger, dont la croyance en l'Auteur de la nature ne put jamais être mise en doute, puisqu'elle est attestée par une continuelle inspiration qui perce dans ses moindres productions, et par l'espèce de profession de foi qu'il ne cessa de faire à cet égard, Béranger, en faisant la chanson du Bon Dieu, n'eut pas l'idée de commettre une impiété, il s'en faut. Il prit, cette ibis, Dieu comme nos religions l'ont fait dans la tête du peuple, etnon comme lui-même l'avait conçu. C'est celte idole grossière qui lui servit de cadre pour des couplets dont la morale, après tout, est plus en rapport avec l'Evangile que celle de nos jésuites intolérants. Marchangy le savait, mais c'était ce qu'il poursuivait dans la popularité de celte chanson. (JSote de Béranger.)

^ M;i(l.iiiie Émilo do, Girnrdiii. [Noie de t'Éditevr.)

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