MA LAMPE
Note XC. — Au sous-titre.
Réranger connaissait fort peu madame Dufrénoy lorsqu'il fit cette chanson pour la remercier de l'envoi de ses poésies. Cette dame lui en prouva sa reconnaissance en célébrant sa première captivité. Il lui savait surtout gré d'être restée femme dans des vers dont la sincérité n'est certes pas le seul mérite. Pourtant il reconnaissait qu'ils auraient besoin de plus de travail ; mais c'est ce dont les femmes poètes ne sont presque jamais capables. Un peu plus de travail est peut-être tout ce qui manque aussi aux vers de madame Tastu, qui jouit maintenant d'une
réputation si méritée, et pour le moins égale à celle que madame Dufrénoy eut de son temps. Mademoiselle Delphine Gay* fait mieux le vers que ces deux dames ; mais il lui manque d'autres qualités qui semblent être leur partage. C'est au moins le jugement (ju'en portent plusieurs personnes et qu'en portait Béranger lui-même. Du reste, il ne croyait pas les femmes propres aux soins mécaniques de la versification, qui, selon lui, étaient un grand élément de la durée du succès. Il disait toujours : «Malheur à qui n'est pas hon ouvrier! Mais aussi malheur à qui n'est que cela ! » (Nofr de Béranger.)