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Préface.
Mon “ Premier Né” a fait son apparition dans la vie. Comment a-t-il été reçu? Voici: les uns lui ont fait fortes caresses ; étaient-elles sincères ? peu lui importe, à lui, le cher mignon! son père ne s'en occupe guère plus. Les autres l’ont trouvé mal conformé, rachitique, non viable, enfin! Tant mieux et tant pis! Tant mieux pour l'enfant, qui ne counaîtra de la vie que le bon côté, puisqu'il est condamné dès le berceau ; tant pis pour son auteur qui s’est permis de croire que sa Progéniture ferait oublier ses défauts.
Quoiqu'il en soit, je ne me Compte pas encore pour battu, puisque je présente de nouveau ma “ Cadette,” au /rrbunal du public, et voici Pourquoi: ma femme, dans sa légitime ambition, voulait une fille, et la voilà. Comme elle va être déçue, pourtant, elle qui espérait qu’elle (sa fille) serait plus jolie que mon garçon !.... Mais, hélas! hélas! il faut bien qu’ils se ressemblent, puisqu'ils sont frère et Sœur, presque Jumeaux, mes chers Petits !
Vous vous rappelez de l'histoire du hibou du bon Lafontaine ?— (jen suis un pour le moment). L’aigle, ce roi des airs, avait promis à celui-ci qu’il ne toucherait pas à ses petits, qu’il lui avait fait d’ailleurs beaux, mignons, gentils. Or, l'aigle trouvant un jour, dans un nid, trois vilaines petites bêtes laides comme l'enfer, —couvertes de Potls follets, avec de 8ToS yeux rouges et de larges becs qui
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poussaient des cris rauques,—se dit en lui-même: 4“ Ça/ Sa ne peut être les petits de mon ami !” et il ne fit 2 sn ni deux, maïs les goba tous les trois d’un trait,
Prenez garde, amis lecteurs, mes Petits sont comme ceux de maître hibou, j'en conviens; mais à moins que vous ne soyiez des aigles, n'y touchez pas ! car ils sont bien à mOÏ—c'es{ mon bien, comme disait le meunier sans-souci, C’audacieuse mémoire, à Fréderic Second. Si non, si vous n'êt2s que des paons, fx de chevalier / je vous enverrai un plomb sous l'aile gauche, si vous leur faites du mal!
A bon entendeur, salut !