‹ Ma couisine; comédie en trois actesChapitre 56 sur 92 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

plus fort qu'il ne faut... On n'entend pas nos gestes... Je vais te montrer, si tu veux.

Champcourtier se met au piano, et alors, toujours accompagnée par le piano et par l'orchestre, commence une nouvelle pantomime qui doit être plus courte encore que la précédente. Raoul est debout an milieu de la scène. Viclorine fait un pas vers lui. Clotilde indique ce manège à Riquette, et Riquette, à son tour, fait un pas. Raoul hésite. Regards brûlants des trois femmes, joie délirante de Raoul. Elles sont trois, il le fait remarquer au public, toutes les trois jolies, toutes les trois folles de lui. C'est trop de bonheur, c'est trop.

CHAMPCOURTIER, cessant de jouer.

Fin de la pantomime. (ll se lève : d'un seul coup, les quatre autres personnages, reprennent des poses naturelles et des figures indifférentes.) Maintenant, passons au dialogue.

RIQUETTE

Dites-moi, avant que nous passions au dialogue, est-ce que vous ne comptez pas le revoir un peu, le dialogae ?

CHAMPCOURTIER.

Vous trouvez qu'il a besoin?...

RIQUETTE

La situation n'est pas mauvaise... Hortense finit par la donner, cette clef qu'on lui réclame. Adhémar, alors, refuse de la prendre... il aime trop son Hortense... Hortense charmée lui promet qu'il n'aura pas à se repentir... C'est gentil, il peut y avoir là des sous-entendus... mais les répliques devraient être plus vives, plus amusantes...

CHAMPCOURTIER.

Je vois ce qu'il faut... il faudrait de l'esprit.

Pas autre chose.

CHAMPCOURTIER.

J'avais pensé à en mettre... mais j'ai eu peur.

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