ACTE DEUXIÈME
il ne méritera d'être coiffé d'une certaine casquette. S'il tient à sortir, c'est pour aller au Moulin-Rouge exercer son métier de piston... Fin de la pantomime, (a Riqucite qui, après
cette lecture, est restée immobile, comme en extase.) Eh bien, qu'est-CG
que vous avez ?
RIQUETTE
Je suis sous le charme... vous lisez joliment bien, vous savez!...
RAOUL
Oui, j'ai appris.
RIQUETTE, à Champcourtier.
Eh bien, ça va-t-il mieux?
CHAMPCOURTIER.
Oui, je me remets, il me semble.
RIQUETTE
Vous n'avez pas fait faire un peu de musique pour votre pantomime?
CHAMPCOURTIER.
Si fait, j'ai prié un membre du cercle... J'ai apporté la partition... Madame Champcourtier voudra bien nous accompagner.
VICTOKINE.
Comment donc! je serai enchantée.
Elle prend la partition et se dirige vers le piano. Clotilde, qui était justement assise prés du piano, se lève et traverse la scène ix)ur aller s'asseoir autre part.
RAOUL, bas, à Victorine.
Si vous croyez que ça m'amuse de vous entendre appeler votre mari « mon chat » !
VICTORINE, ba?.
Comment voulez- vous que je... ?
Elle ^'arrête, voyant Riquette qui descend vers Raoul. RIQUETTE.
Montrez-moi donc, sur le manuscrit...
RAOUL
Vous voulez voir quelque chose?
RIQUETTE, bas et vile.
Non... je veux seulement vous redire ce que je vous disais tout à l'heure... C'est pour vous que je vais jouer, pour vous seul...
Elle remonte.
RAOUL
Oh! Riquette!
RIQUETTE
Nous avons improvisé un petit décor : vous plaît-il?
CHAMPCOURTIER.
C'est le décor rêvé.
RIQUETTE
Nous y sommes, je commence, alors. (Lc rideau se lève. La pantomime doit être accompagnée au piano par madame Champcourtier.) Je travaille et je chante en travaillant, (a champcourtier.) Maintenant, ne parlons plus. Ça, c'est l'ouverture.
Riquette et Champcourtier jouent la pantomime indiquée plus haut; cela, bien entendu, ne doit pas être long.
Je te demande pardon, trésor, tu accompagnes un peu