‹ Ma couisine; comédie en trois actesChapitre 71 sur 92 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

incontestable que chez mademoiselle Riquette, par exemple.. .

RAOUL

Vous connaissez mademoiselle Riquette ?

MADAME BERLANDET.

Certainement, puisque je suis sa manicure... Est-ce que je ne vous ai pas dit que j'étais manicure?

RAOUL

Si fait, vous m'avez dit que vous étiez manicure, mais vous ne m'avez pas dit que vous étiez la manicure de mademoiselle Riquette.

MADAME BERLANDET.

Je la suis ; j'ai sa photographie chez moi, avec une phrase aimable : « A la mère Berlandet, hommage... »

RAOUL

Vous la connaissez beaucoup, mademoiselle...

MADAME BERLANDET.

Je la connais pas mal.

RAOUL

Une gentille personne, n'est-ce pas ?

MADAME BERLANDET.

Elle a ses jours... depuis quelque temps, elle est absolument insupportable.

Qu'est-ce que vous dites là?

MADAME BERLANDET.

Je sais d'où ça vient... Elle est amoureuse, voyez-vous...

mais amoureuse!... J'ai vu bien des amoureuses dans ma vie, mais je n'en ai jamais vu d'aussi embêtante...

RAOUL

Amoureuse de qui, savez-vous?

MADAME BERLANDET.

Je sais qu'il est baron.

RAOUL

Baron de quoi?... C'est le nom que je vous demande.

MADAME BERLANDET.

Attendez donc... Baron de... baron d'Ar... d'Arnay-la- Hulte... C'est cela, baron d'Arnay-la-Hutte !

RAOUL, transporté.

Ah!

MADAME BERLANDET.

Eh bien! que n'avons, donc?

RAOUL

Rien... Vous êtes sûre qu'elle est amoureuse... Elle vous l'a dit?

Non, mais c'est égal...

RAOUL

A quoi, alors, vous êtes-vous aperçue?...

MADAME BERLANDET.

A un tas de petites choses...

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