‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 121 sur 200 · Vaccine (accidents de la · texte numérisé non relu

Vaccine (accidents de la

Un paysan bavarois vint me raconter : «J'ai à la maison un enfant dont le corps est tout enflé. Les pieds sont très gros, le ventre a le double de la circonférence qu'il devrait avoir, la tête, comme le haut du corps, tout est enflé. Voilà 9 mois que le petit n'est plus bien portant, et le mal empire de jour en jour. Il lui arrive par-ci par-là de petits abcès qui s'ouvrent promptement et se referment tout aussitôt; puis je vois en venir d'autres en des endroits différents. J'ai consulté trois médecins à Munich et d'autres ailleurs, et j'ai cherché du secours partout où je pensais en trouver, toujours en vain. »

J'ai donné à ce paysan les conseils suivants :

Faites bouillir des fleurs de foin pendant une demiheure, trempez dans la décoction une chemise en toile, tordez-la, revêtez-en votre enfant, enveloppezle dans une couverture de laine et laissez-le dans ce maillot pendant une heure et demie, Renouvelez cette opération 2 fois par jour. Tous les 3 jours vous laisserez dans le liquide du bain une grande quantité de fleurs de fenaison. Les bains doivent avoir une température assez élevée pour que l'enfant y aille avec plaisir et y reste volontiers pendant 25-30 minutes.

Après quinze jours de ce traitement l'enfant se trouva passablement rétabli, fut gai et prit de l'appétit. Les applications ultérieures furent : tous les 3 jours un maillot, comme ci-dessus, pendant une heure; le 4^ jour un bain chaud, au sortir duquel une légère et rapide lotion. — L'on procéda ainsi 10-14 jours, puis l'enfant était complètement guéri.

Un monsieur raconte : « Je n'ai jamais été malade de ma vie. Il y a dix ans, la petite vérole sévissant dans mon entourage, je me fis vacciner comme bien d'autres. Le vaccin ne fit pas d'effet, mais la place de l'inoculation au bras droit resta toujours un peu rougie, et à 1' entour.se produisit un petit exanthème. Pendant huit ans je remarquais seulement que l'endroit enflammé s'aggrandissait, et maintenant, après dix ans, ce herpès humide m'incommode tellement que je ne trouve aucun repos pendant des nuits entières. Ces dartres se développent tantôt à un bras, tantôt à l'autre, et la même alternative a lieu aussi aux pieds. J'ai employé beaucoup de remèdes, les onguents du plus fort poison sur la surface cutanée, et pris une quantité de médecines, tout sans résultat. »

Traitement : Il est sûr que, dans ce cas, le sang et les humeurs sont viciés, et les éruptions ne sont en somme que ces humeurs viciées, qui se font ainsi jour. Il faut donc agir sur le corps tout entier, résoudre et éhminer tout ce qu'il y a de morbide dans le sang et les humeurs. Donc : 1) 3 fois par semaine se lever dans la nuit, se laver tout le corps et se recoucher sans s'essuyer. — 2) bien laver chaque jour 2 ou 3 fois les parties affectées avec une décoction de fenugrec. En place du fenugrec, on peut se servir avec avantage d'aloès dissous dans l'eau chaude, sur 1 litre d'eau 1 cuillerée à café d'aloès. — 3) mettre 2 fois par semaine le manteau espagnol.

Quand ce traitement aura duré 2-3 semaines, on se contentera, à l'avenir, d'un bain chaud suivi d'un bain froid, à prendre tous les huit ou tous les quinze jours. Il serait bon, pendant cette cure, de prendre tous les jours 2 fois une infusion d'absinthe, à la dose de 3-4 cuillerées.

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