‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 124 sur 200 · Ulcères aux pieds et aux jambes · texte numérisé non relu

Ulcères aux pieds et aux jambes

Un pauvre journalier avait durant des mois une jambe ulcérée, l'ulcère mesurant la longueur d'un doigt et une largeur de 2-3 pouces. Il se trouvait encore à la fleur de l'âge, mais souffrait presque toujours de grandes douleurs et ne pouvait que rarement dormir quelques heures. Il avait le teint très malade, et tout courage lui était tombé. Je lui conseillai d'appliquer sur les parties lésées du fenugrec cuit et étendu sur un morceau de linge, en forme de cataplasme, de couvrir celui-ci, depuis le haut de la cheville jusqu'au-dessus des mollets, par des feuilles fraîches de tussilage et mettre les bas par-dessus. Tous les matins et tous les soirs il dut renouveler le cataplasme et les feuilles et prendre en outre, toutes les deux heures, 2 cuillerées d'une infusion de fenugrec. Avec cela il put, sans interruption, vaquer à ses occupations. Au bout de deux semaines les deux tiers de la plaie étaient guéris, et notre homme avait le teint sain et frais, ne ressentait plus de douleurs, et pouvait bien dormir. Trois semaines plus tard la jambe était totalement guérie. Pour prendre le fenugrec en infusion, on en met une petite cuillerée dans une chopine d'eau, on fait cuire une minute, on décante et on en fait usage

par cuillerées. Cette potion enlève la chaleur intérieure et exerce son action curative ab intus.

Un fonctionnaire se plaint d'une jambe ouverte depuis longtemps, qui le gêne extrêmement dans ses occupations. «La plaie au-dessous du mollet, dit-il, est considérable et il s'en écoule journellement beaucoup de pus ; ce qui me paraît encore plus effrayant que la plaie et l'inflammation, c'est la couleur de la jambe, qui est tout à fait livide. J'ai consulté plusieurs médecins, qui, entre autres choses, me firent boire beaucoup d'eau minérale. Tout fut inutile. »

Cet homme, âgé d'environ 45 ans, a une forte constitution, une prédisposition à l'obésité, le teint assez cramoisi ; je reconnus immédiatement le buveur de bière. Les coins des yeux étaient troubles, les yeux eux-mêmes un peu jaunes, les oreilles très foncées. Je lui demande si, pour le reste, il se porte bien. Il répondit: «Il ne me manque absolument rien, j'ai le meilleur appétit possible, je ne suis pas un buveur, mais volontiers je bois mes 2-4 verres de bière par jour. Mon mal est localisé, c'est un de de ces ulcères cutanés qu'on rencontre si souvent. »

Tous les malades de cette catégorie (l'exception est aussi rare qu'un corbeau blanc) ne se plaignent jamais que de douleur à la partie suppurante et trouvent qu'il faudrait la faire cicatriser pour guérir. C'est le procédé contraire qui est le meilleur. Guérissez d'abord le corps, éliminez-en toutes les humeurs morbides, et l'embouchure du cloaque, la plaie de la jambe, se fermera d'elle-même. En effet, il li'y a pas, à mon sens, d'aveuglement plus funeste et de sottise plus nuisible que de vouloir guérir un

ulcère, de fermer une porte par laquelle seule l'organisme malade peut encore trouver son salut. Dans les montagnes les eaux se ramassent, puis font une brèche et donnent naissance à une source limpide. Il en est de même dans plus d'un corps : les humeurs morbides affluent vers un point, s'y accumulent et s'y pressent jusqu'à ce qu'il en résulte une rupture à la peau. La nature elle-même indique comment elle peut et veut pourvoir. Nous lui lions, pour ainsi dire, mains et pieds ; nous lui fermons, par nos onguents , les chemins par lesquels le secours doit venir. Étonnez-vous alors si tout cela aboutit à la catastrophe!

Je conseillai au fonctionnaire de prendre tous les jours, durant une quinzaine, un maillot inférieur pendant une heure et demie, de se laver énergiquement le haut du corps 2 fois par jour, et d'administrer à sa tête un bain de vapeur de la durée de 20 minutes, 1 fois par semaine. Ces applications devaient purifier le corps et le rendre en même temps assez fort pour éliminer les humeurs mauvaises. Au bout de quinze jours le malade revint ; ses premières paroles furent : « J'ai dit dernièrement que je n'étais pas malade ; à présent je sais que j'étais très malade. Je ne pouvais plus monter les escaliers qu'avec peine, tellement la respiration était pénible. J'étais sans cesse boursoufflé d'une façon extraordinaire. Lorsque, plein d'anxiété, j'en parlai au médecin, il me fit remarquer que j'avançais peu à peu en âge. A présent je me trouve tout autre, comme régénéré. La respiration est facile et je me sens à l'aise. La morosité m'abîmait jadis, à présent je suis de nouveau gai et j'ai plus d'appétit que jamais. Qu'on ne m'ait pas dit cela plus tôt! Dans ces quinze jours

j'ai évacué une quantité énorme d'urine, et mon corps, surtout l'abdomen, est extrêmement allégé ; déjà les douleurs de la jambe diminuent et l'ulcère semble également se cicatriser. Que dois-je faire pour guérir la jambe complètement! »

L'employé prit dans la suite 2 maillots inférieurs par semaine, de la durée d'une demi-heure chacun, et une puissante afîusion supérieure par jour. Quant au pied, il y appliqua 3-4 fois par jour un morceau de linge mouillé dans l'eau tiède ; en dehors de cela il ne dut absolument rien faire pour la jambe. Une fois que la source n'est plus alimentée, elle tarira et l'écoulement cessera de soi-même. Deux semaines après, le fonctionnaire revint tout joyeux : le corps sain avait de nouveau une jambe saine. Depuis lors il n'a jamais cessé de louer la vertu curative de l'eau. Une personne guérie d'une pareille infirmité doit — cela est très important — pour empêcher l'accumulation de nouveaux éléments morbides, continuer un certain temps encore de prendre l'une ou l'autre des applications bienfaisantes. Elle n'a qu'à choisir parmi celles dont elle s'est trouvée le mieux.

Agathe avait mal depuis des années à une jambe, qui s'ouvrait de temps en temps, pour se refermer ensuite d'elle-même. Je ne dirai plus rien des inévitables onguents, cela ne ferait que me fâcher. Un médecin promit la guérison à la malade, pourvu qu'elle voulût se soumettre fidèlement à ses prescriptions. La jambe fut placée de telle manière qu'elle se trouva dans une position plus élevée que le bas-ventre. Les douleurs cessèrent presque instantanément. On appliqua sur la plaie, je ne sais quoi, et on pansa. La malade sentit un mieux considérable, plus de douleur au membre malade, la gué-

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rison faisait de grands progrès. La plaie se ferma. Tout à coup Agathe sentit une lourdeur dans la tête, un peu de vertige ; toutefois elle n'y attacha guère d'importance. Dans la nuit cependant elle fut prise d'une telle prostration que le médecin, appelé en toute hâte, déclara qu'un marasme foudroyant avait envahi la malade, qui s'en allait rapidement. A minuit elle dut encore être administrée. Elle resta pendant 5 jours sans mouvement, sans connaissance, respirant péniblement. Au 6^ jour la présence d'esprit se rétablit, elle put articuler quelques mots. Spontanément elle entoura elle-même de maillots humides son corps et sa jambe malade. Le lendemain la jambe se mit à enfler considérablement et commença à faire mal. Mais la tête s'en trouva d'autant mieux. Agathe remit courageusement les maillots sur le ventre et sur la jambe. Celle-ci s'enflamma vivement et au bout de 5 jours la plaie se rouvrit. Agathe fut traitée par l'eau, comme je l'ai décrit plus haut, et revint à sa santé d'autrefois.

Mais que signifiait donc la crise par laquelle elle a dû passer? Ce n'était pas du tout un marasme. Le gamin qui se met sur sa tête y fait afîiuer le sang. Les humeurs, détournées du pied (par la position élevée) et poussées vers le haut, montèrent à la poitrine et à la tête et occasionnèrent le fatal accès. Les maillots les ramenèrent dans les régions inférieures, l'eau rouvrit la plaie, et les éléments morbides, en retrouvant leur ancienne issue, laissèrent la poitrine respirer librement et la tête jouir de ses facultés.

Prenez garde à tout cela, si vous êtes affligé de pareilles infirmités! Je le sais bien, beaucoup de médecins de la nouvelle école jugent différemment.

Ils tiennent à leurs idées ; quant à moi, je ferai de même, je tiendrai aux miennes. Toute solution de continuité à la peau, que la nature s'est creusée elle-même pour expulser ce qui est superflu et malsain, je l'appelle, aussi longtemps qu'elle suppure, une assurance sur la santé et la vie. Qui ne connaît nombre de cas où les gens sont morts rapidement après que des plaies aux jambes s'étaient fermées? Qui ne sait que, si un ulcère pareil vient à se cicatriser dans la vieillesse, la mort n'est plus bien loin? Dans une lettre, que j'ai sous les yeux, je lis textuellement: «Mon mal de jambes reprend. Depuis qu'il est revenu, je suis quitte des douleurs rhumatismales à la tête et aux dents, dont je souffrais horriblement ily a quinze jours. J'ai toujours l'une ou l'autre partie de mon corps en souffrance. Chez moi domine un double mal : j'éprouve de violentes douleurs ou dans le corps, surtout aux dents, ou bien aux jambes, si bien que je ne saurais dire lequel des deux est le plus atroce. De plus, si l'un de ces deux maux ne se développe pas avec une force et une intensité considérables, je ne me trouve pas bien dans tout le corps. » Voilà cette communication.

De même que le mercure dans le baromètre monte et descend, ainsi il y a des maladies qui changent de siège, qui se déplacent d'un endroit du corps à l'autre. La goutte et l'érysipèle sont de ces parasites ambulants, auxquels s'associe l'infirmité en question. Celle-ci toutefois ne se trahit pas au dehors, comme la goutte et l'érysipèle, mais voyage à l'intérieur par des chemins secrets.

C'est par une triple attaque qu'il faut procéder contre ces ennemis perfides.

Dans notre c^s particulier le demi-maillot attaque

les tirailleurs, c'est-à-dire il emporte tous les matériaux qui voyagent de la tête aux pieds ou des pieds à la tête. Employé fréquemment, il les élimine et leur enlève ainsi la possibilité de circuler dans le corps. En seconde ligne, il agit également sur la partie souffrante, parce qu'il saisit au passage les éléments qui en viennent et qu'il les empêche d'y retourner. Le bain de vapeur des pieds, suivi de l'affusion inférieure, se prend à l'une des ailes de l'ennemi, à l'ulcère même, sur lequel il exerce une action résolutive et éliminatrice. Les lotions froides, ou, à leur défaut, le manteau espagnol, dressent les batteries contre le centre, contre le corps tout entier ; mais c'est pour lui rendre des services d'ami. Les lotions fortifient le corps pour qu'il puisse contribuer à une rapide guéris on.

Les applications d'eau seraient donc à pratiquer dans l'ordre suivant : le demi-maillot, deux lotions entières dans la même nuit, puis encore le demimaillot, le bain de vapeur des pieds et enfin le manteau espagnol. Comme armée auxiliaire à l'intérieur, on prendra la tisane de centaurée, de sauge et de menthe. Les deux premières herbes sont des dépuratifs, la menthe avec son principe amer vient en aide au suc gastrique.

Je vais citer encore deux autres méthodes de guérir les ulcères aux jambes et aux pieds : la première pourra peut-être rendre service à plus d'un paysan, à l'homme du peuple, qui n'est pas organisé pour les bains; la seconde conviendra même au monde distingué.

Un petit paysan bien nourri, d'un air malin et clignant des yeux, vint me dire : « Monsieur le curé,

j'ai aussi un ulcère à la jambe; n'avez-vous pas également pour moi une petite eau? » — « Mais oui, mon cher ami, lui répondis-je. Faites ce que je vais vous dire : rentrez chez vous et étendez sur votre lit un tapis de laine ou un très gros drap. Puis cherchez parmi vos sacs à blé le plus vieux, le plus usé et partant le moins raide. Plongez-le hardiment dans l'eau froide, tordez-le un peu et entrez-y dans le costume d'Adam, ou, si vous préférez, revêtezvous du sac comme d'un élégant pantalon. Après cela sautez vite sur votre couche et couvrez-vous chaudement de la couverture de laine ou du drap grossier et du lit de plumes. » Les yeux clignotants devinrent grands comme des roues de charrue et se mouillèrent déjà, rien que par horreur de l'eau : le brave homme eut de la chair de poule. « Et cela, continua la sévère sentence, pour le premier essai, 1 fois par jour pendant une semaine ; le séjour dans le sac durera chaque fois 2 heures. »

L'homme des champs partit en suant; néanmoins il fit ce que je lui avais dit. Dans l'espace de 50 jours il pratiqua 25 fois l'opération singuUère du sac, et sa jambe fut rétabUe. Il tressaillait de joie, moins d'avoir sa jambe guérie, que d'avoir retrouvé dans le sac son humeur si enjouée. Il revint me remercier, et je lui conseillai de répéter à l'avenir son exercice l'une ou l'autre fois. Je n'eus pas besoin de le lui dire deux fois. « C'est par un sentiment de joie et de reconnaissance, s'écria-t-il, que je vais continuer l'histoire du sac toute une année. » Et il a tenu parole.

Autant ce traitement-là inspire de l'effroi aux nerfs faibles (ce n'est cependant pas si terrible), autant celui-ci est court et noble. Ecoutez : on prend

a) 2 fois par semaine un bain chaud avec une triple alternative — le meilleur serait le bain à paille d'avoine ; b) de même 2 fois par semaine le maillot inférieur d'une heure et demie, ou bien le manteau espagnol de la même durée.

Pour votre gouverne je signale le cas suivant : Un monsieur assez gros et très bien portant, qui n'avait guère son semblable, eut une bien gênante ulcération à une jambe. Il fit appel au traitement par l'eau et en usa pendant 12 jours. Il ne put assez s'étonner combien il s'en trouvait bien. « Mais cette ennuyeuse plaie à la jambe, dit-il, ne voulezvous pas me la guérir?» Je lui répondis : «Quiconque vous la guérira, vous abrégera la vie ; pour moi je ne le ferai jamais, au grand jamais.» Cela le peina, et il partit. C'était en automne. Au printemps suivant il se rendit, comme je l'ai appris plus tard, à une station d'eaux minérales et, rentré chez lui, il usa de différents remèdes pour boucher la plaie. Il réussit et, durant 6-8 semaines, il s'en félicitait. Mais voici qu'il se forma un énorme abcès à la partie supérieure de la colonne vertébrale, au milieu du dos. Les médecins le prirent pour un anthrax et firent une incision. Au lieu de trouver du pus, ils heurtèrent contre une forte et grosse plaque. En 12 jours une infection purulente du sang mit fin à cette vie si florissante. Les exemples de ce genre abondent.

J'arrivai dans une maison. Le jeune propriétaire était, sur la prescription du médecin, en train de tenir son pied jusqu'au genou dans l'eau à la plus haute température possible. Les douleurs déjà

fortes furent considérablement augmentées par l'eau chaude. Le pied se trouva enflé du double depuis la cheville jusqu'au mollet, et l'enflure au-dessus de la cheville se colora et s'enflamma au point que la peau menaçait de crever. Je ne comprends pas ce que Feau chaude, qui serait capable d'échauder à moitié une personne bien portante, doit faire dans une inflammation déjà si vive d'un membre , surtout si elle est appliquée, non pas seulement une fois et pour un moment, mais souvent et pendant un temps relativement long. Le patient exaspéré déclara qu'il n'en pouvait plus et qu'on devait emporter l'eau. Je fis tranquillement exécuter ses ordres; après cela je lui conseillai de prendre, en place du liquide bouillant, de l'eau de choucroute, d'y plonger un morceau de linge bien mou et de l'appUquer directement sur l'endroit le plus enflammé; puis de prendre un second linge, plus grand, très mou aussi, de le tremper dans l'eau froide, de l'enrouler autour de la jambe, depuis la cheville jusqu'au mollet (par-dessus naturellement une couverture sèche), et de renouveler les deux fomentations froides aussi souvent que la jambe recommencerait à brûler et à faire mal. Le jeune patient fit selon mon conseil, et au bout de 2 jours il put de nouveau marcher. La tumeur éclata. Pour résoudre plus vite et attirer au dehors les matières puriformes, il enveloppa l'endroit blessé dans une pochette de toile remplie de fleurs de foin renflées par la cuisson. Au bout de 8-10 jours la jambe était guérie et fit de nouveau ses fonctions avec une fidélité et une vigueur rajeunies.

Un monsieur de condition me raconta : « J'éprouve chaque année un mal de pieds qui dure 2-3 semaines,

puis je me porte de nouveau très bien pour toute l'année. Mes pieds sont toujours un peu sensibles. Avant que le mal me prenne, ils sont brûlants, et quelquefois je sens un violent picotement. Puis pieds et jambes se gonflent assez fortement jusqu'aux genoux. Dès que la tuméfaction commence, la douleur diminue un peu, je demeure néanmoins incapable de travailler n'importe quoi. Ne peut-on pas remédier à cette infirmité ? »

Ma réponse fut : « Oui, au moyen des applications suivantes : 1) Tremper 1-2 fois par semaine des bas de toile dans une infusion de paille d'avoine, les mettre à l'état d'une température agréable, les envelopper d'un linge sec et garder ce maillot pendant 2 heures ; cela peut se faire le soir. 2) Appliquer

1 fois uar semaine un demi-maillot trempé dans l'eau froide et le garder pendant une heure et demie. Ce traitement, suivi pendant 5-6 semaines, obviera certainement à votre infirmité. »

Un campagnard arrive et montre ses pieds enflés, qui, depuis le bas jusqu'aux genoux, sont durs au toucher et couverts de grandes taches livides. Ces jambes gonflées lui font très mal et l'empêchent, des nuits entières, de fermer l'œil. En outre, depuis que cette enflure existe, il est morose, mélancolique, au point que souvent déjà il a souhaité la mort. De plus, mauvais appétit, mine très malade.

Traitement : Dans la première semaine prendre deux bains de vapeur des pieds, un seul dans chaque semaine qui suivra. 2) Mettre chaque semaine, pendant une heure et demie, une chemise trempée dans une infusion de paille d'avoine. 3) S'emmaillotter

2 fois par semaine tout entier, depuis le dessous des bras, pendant une heure et demie. 4) Entourer

chaque nuit les jambes jusqu'aux genoux de linges trempés dans l'eau où l'on a fait bouillir 2 cuillerées de fenugrec. — C'est justement cet emmaillottement qui, par son action résolutive, a le plus contribué à atténuer les douleurs et à les faire disparaître. Pour l'usage interne, il prit une décoction de fenugrec, 2 pincées par chopine d'eau, à boire en 3-4 portions dans le courant de la journée.

Une femme avait depuis des années mal aux jambes, dont l'une s'ouvrait de temps en temps et laissait écouler une grande quantité de pus; plusieurs semaines après, la plaie se cicatrisait de nouveau. Comme un tout chacun désire avoir la santé, de même cette femme voulut être délivrée de son mal. Elle employa les moyens suivants : 1) Lotion entière 3 fois par semaine, en se levant de nuit et en se recouchant immédiatement après. 2) Manteau espagnol, une fois par semaine. 3) Enveloppement des jambes, depuis le matin jusqu'à midi ou jusqu'au soir, dans un linge mouillé d'une décoction de fleurs de foin et fortement tordu, par-dessus une couverture de laine ou un molleton. 4) Sur la partie endolorie, longue et large de 3 doigts environ et dépourvue de peau, elle mit du fenugrec cuit et étendu sur des morceaux de linge, ce qui attire les éléments malsains, enlève la chaleur et la douleur et, les substances morbides étant évacuées, opère la guérison. Tous les 2 ou 3 jours elle appliqua à nu sur la jambe malade des fleurs de foin (renflées, puis séchées un peu) à l'état chaud, mais pas brûlant, durant 2 heures. 5) Pour l'usage interne, elle prit tous les jours une pincée de poudre grise et une tasse de thé fait de 4 ou 5 feuilles vertes de sureau.

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