II. Deilrium tremens — folie alcoolique
Un homme de trente-six ans avait bu beaucoup de bière et mangé peu, se nourrissant ainsi plus ou moins de la bière. Avait-il de la bière dans le corps, il se sentait fort ; mais sitôt que les vapeurs alcoo-
liques étaient évanouies, il se lamentait sur sa débilitation.
Le delirium tremens s'était déjà dessiné si nettement chez ce malheureux, que même les jeunes gens remarquaient qu'il n'était plus dans son assiette. Avec cela il se plaignait beaucoup de douleurs rhumatismales, de crampes, de fréquente céphalalgie. Quelque difficile qu'il soit de guérir un ivrogne, notre homme avait de la bonne volonté, et était résolu, coûte que coûte, à se défaire de sa passion.
Le traitement suivant, employé pendant 3 semaines, l'a complètement rétabli. Il reçut chaque jour 2-3 applications d'eau, et cela dans l'ordre que voici : l^"" jour : aj affusion supérieure et affusion des genoux, bj marche dans l'eau et immersion des bras, cj affusion dorsale; — 2^ jour : aj demi-bain, h) affusion supérieure avec affusion des genoux ; — 3^ jour : aj) bain de siège, bJ affusion supérieure ; — 4^ jour : aj demi-bain, b) bain entier... On continua ainsi jusqu'à guérison. Tout état maladif cessa, l'aspect s'améliora complètement, l'appétit se présenta, et l'envie passionnée de boire disparut entièrement. Nous devons remarquer tout spécialement que, pendant la cure, des exanthèmes à différents endroits de la peau donnèrent issue aux éléments morbifiques.