Résine ou grains d'encens
Comme le cierge laisse dégoutter la cire, ainsi l'écorce du sapin ou du pin fait tomber la résine par petites gouttes. Quiconque se promène dans la forêt, en été ou en automne, peut constater ce phénomène. Les perles de résine, semblables à des larmes restées suspendues dams leur chute, ont la blancheur
de la cire, la clarté du miel et la fraîcheur de l'eau de source.
La résine est comme le sang du sapin ou du pin, et arrive-t-il que vous blessiez un peu profondément l'un de ces arbres, il saignera abondamment.
Cette résine, si foncièrement gluante et renfermant en apparence des éléments précieux et grenus, doit avoir une vertu tout à fait particulière. En effet, si, pendant un certain temps, vous prenez journellement 5-6 petites boules ou larmes de résine, de la grosseur d'un pois, vous vous fortifierez la poitrine et le système vasculaire.
J'ai connu un prêtre très affaibli, qui prenait chaque jour une bonne quantité de suc résineux : a Voilà, disait-il, le sirop de santé auquel je dois le bon état de ma poitrine. »
A défaut des pilules de résine, quand la forêt est trop éloignée, on se sert de grains d'encens blanc ; l'encens n'est en somme que de la fine résine. Six ou huit grains d'encens pris journellement, pendant une certaine période , constituent une excellente cure pectorale. Ne craignez pas que la résine soit indigeste, quoi qu'en puisse dire une imagination exaltée. La nature élabore parfaitement les articles de cette espèce.