Romarin
{Eosmarinus officindlis JD.)
Aux jours de noces et aux grandes solennités tout invité est tenu de porter un petit bouquet de romarin. De même il serait malséant d'avoir une pharmacie domestique privée de cette plante aromatique.
Le romarin est un excellent stomachique. Apprêté et bu sous forme de thé, il débarrasse l'estomac des obstructions, remet l'appétit et la digestion.
Aimez-vous voir parader sur votre table un verre à médecine, ce grand consolateur des souffrants? Remplissez-le de thé de romarin et prenez-en matin et soir 2-4 cuillerées. L'estomac entendra bientôt raison, c'est-à-dire sera rendu à la liberté.
Le vin de romarin, pris en petites portions, a fait ses preuves dans les maladies du coeur. Il a une action calmante et provoque, dans l'hydropisie du cœur, une sécrétion abondante par les voies urinaires. Il rend les mêmes services dans l'hydropisie en général.
Dans chacune de ces deux maladies on prend matin et soir 3 ou 4 cuillerées ou un petit verre de cet agréable breuvage, auquel on sera bientôt habitué.
La préparation du vin de romarin est fort simple : on coupe une poignée de romarin en petits morceaux, que l'on dépose alors dans une bouteille, et l'on remplit de bon vin vieux. (Le vin blanc est le meilleur.) Au bout d'une demi-journée on peut utiliser le vin de romarin, après avoir décanté.
On peut employer les mêmes feuilles pour une seconde opération.