‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 9 sur 200 · I. La compresse supérieure · texte numérisé non relu

I. La compresse supérieure

Un grand morceau de grosse toile (celle dont on fait les paillasses est la meilleure) est plié en 3, 4, 6, 8, 10 dans le sens de la longueur, de manière qu'il reste assez long et assez large pour couvrir le devant du corps, depuis le cou jusqu'au bas de l'abdomen. A droite et à gauche il ne doit pas être comme coupé, il doit pendre des deux côtés. Ce linge ainsi préparé, on le trempe dans l'eau froide (en hiver on peut se servir d'eau chaude), puis on le tord fortement et on l'apphque au malade couché

sur le lit. Alors on met dessus une couverture de laine ou un linge plié en deux ou en trois, pour bien envelopper l'épithème humide, pour empêcher tout accès de l'air ; enfin l'on recouvre le tout d'un bon lit de plumes ou plumon. Autour du cou j'applique en outre, règle générale, un linge ou un morceau d'étoffe de laine, pour que l'air ne puisse absolument pas pénétrer. Il faut avoir soin de bien couvrir, puisqu'un refroidissement pourrait se produire sans cela.

La compresse est maintenue trois quarts d'heure ou une heure. S'agit-il de continuer l'application, qui dans ce cas doit agir comme réfrigérant, il faut renouveler le topique devenu chaud, c'est-à-dire tremper de nouveau le linge dans l'eau.

Sitôt que le temps prescrit est écoulé, on se dé-* barrasse de tout, l'on s'habille et l'on se donne du mouvement, ou bien l'on reste encore un certain temps au lit.

La compresse supérieure sert spécialement à expulser les gaz retenus dans l'estomac et dans l'abdomen.

Cette opération, de même que les suivantes, exige que le corps soit chaud.

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