‹ Ma jeunesseChapitre 26 sur 40 · LES N0I7VEAUX ET LES VÉTÉRANS · texte numérisé non relu

LES N0I7VEAUX ET LES VÉTÉRANS

A cette bizarrerie près, je me représente que Beaumarchais devait lui ressembler Ce que je n'aimais pas dans son caractère , c'était son extrême insouciance. Cependant la gêne que ses parents s'imposaient pour son éducation , et la nécessité de se tirer bientôt d'affaire par luimême, étaient des motifs bien puissants pour lui faire prendre la vie au sérieux.

Lorrain n'écrira guère qu'avec esprit, peut-être avec vigueur. Je regrette qu'il ait pris à l'École normale quelque chose de didactique. Il eût mieux fait de garder son naturel (1821).

Je ne puis parler de Lorrain sans penser à son parfait contraste, le doux, le simple, le crédule, le dévot Allou (1). Celui - ci était pour M. Andrieux, doux lui-même, un peu étroit, mais fénelonien, le parfait écolier. Par cela même, c'était la victime de Lorrain qui le poursuivait partout de cent manières, Va.\)^e\w[ii mademoiselle Allou lui contant toutes les polissonneries imaginables L'autre se reculait comme s'il avait vu le diable Lorrain ne le lâchait pas. Tantôt il lui contait ses amours avec la sœur de notre censeur, la vieille Mlle Targe ; tantôt il lui faisait à lui-même les déclarations les plus tendres, les plus chaudes

(i) D«puis, évéque de Meaux.

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