X.—La bonne Providence conduit tout à bien
Cette plainte aura le bon effet de me permettre d’exposer au Saint-Siège, convenablement, sous l’excuse et 11, nécessité de la légitime défense, plusieurs faces de la question qu'il est bon pour lui de connaître, et que cependant, jusqu'ici, la modération dont je me suis fait une loi dans l’exposé de mes idées, me forçait de ne pas dévoiler. Sur l'offensive il convient d’être modéré et généreux, la défensive ne permet pas toujours de ménager ou de mesurer ses coups.
C’est peut-être le cas de répéter: à quelque chose
malheur est bon. Je ne crains pas l’avenir, mon sort | . est entre les mains de Notre Très Saint Père le Pape. È
Quoi qu’il arrive, j’ai la conscience de la droiture de mes intentions ; et, au pis aller, il me restera toujours
la consolation de dire: Bonum mihi, quia humiliasti
me, ut discam justificationes tuas.
Cependant, sans attendre la réponse aux considérations précédentes, dès le lendemain, F4 L1 L2 L] L
j'écrivis à Son Eminence le Cardinal Simeoni,
et à sa Grandeur Mgr Jacobini, pour les prier
d'assurer Notre Très Saint Père le Pape que je
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de D ce m'empresserais d’obtempérer à sa demande, le plus tôt possible, complètement, volontiers, en-
tièrement.
ST-LIN DES LAURENTIDES, 2 janvier 1891.
Son EMINENCE LE CARDINAL SIMEONI,
Préfet de la S. Congrégation de la Propagande. ÉMINENTISSIME SEIGNEUR,
Votre honorée lettre, marquée 6278, partie de Rome le 12 décembre, est arrivée à Montréal le 28 du même mois; mais, comme pendant la vacance du jour de l’an j'habite la campagne, elle ne m'est parvenue que hier, premier de janvier. Je m’empresse de répondre à Votre Éminence.
Votre Éminence pourra assurer Notre Très Saint Père le Pape que je satisferai à son désir le plus tôt possible, et que sa volonté sera exécutée à la lettre.
La chose me sera d’autant plus facile, que j’ai toujours eu pour Son Éminence le Cardinal Taschereau la considération la plus haute et le respect le plus profond ; que je n'ai jamais eu l'intention de violer les droits de l’Université, et que j’ai toujours voulu prendre pour boussole de ma conduite les décrets romains. Bien plus, si aujourd’hui, enfin, les décrets romains triomphent, et les droits universitaires sont acceptés unanimement dans le district de Montréal,
bon nombre de personnes sages veulent bien l’attribuer à la position ferme, modérée et conciliante, que j'ai prise, pour ne parler que de moi, puisque, dans la lettre que Votre Éminence m’a fait l’honneur de m'écrire, il n’est que.tion que de mon action.
Que je donnerais beaucoup pour avoir, avec Votre Éminence, une de ces longues explications qu’Elle m'a accordées à plusieurs reprises, pendant mon séjour à Rome! Dans tous les cas, je vous écrirai plus longuement sous peu; je vous demande instamment d’attendre ma lettre avant d’arrêter quelque jugement définitif.
Ce qui me console, c’est que je sais que vor e doutez pas de mon dévouement à l'Église, de ...n respect pour la Sacrée Congrégation, de mon affection filiale pour votre personne, et de ma vénération pour le glorieux Pontife qui nous gouverne.
Je demeure avec la considération la plus haute, Éminentissime Seigneur, De Votre Éminence, Le très humble et très dévoué serviteur,
J.B. PROULX, Pree, V. R. U. L. M.
Sa Grande Arch.
MONSEIGNE
J'ai l’ho d’uns lettre réponse à | 12 décembi
Sous peu mon rappc temps qui s 31 décembr pièces justi que je me nous venons et le même fait preuve tout en essa d'exposer le
couleur, je n Avec la grâ ni les attaqu conduite.
Je compte, qui, comme
SAINT-LIN DES LAURENTIDES, 2 janvier 1891.
Sa Grandeur Mgr D. JACOBINI, Arch. de Tyr et Sec. de la S. C. de la Propagande.
MONSEIGNEUR
J'ai l’honneur de vous envoyer ci-inclus la copie
LA d’une lettre à Son Eminence le Cardinal Simeoni, en
réponse à la communication qui m'a été adressée le 12 décembre dernier.
Sous peu je vous enverrai quelques exemplaires de mon rapport à l’Archevêque de Montréal, pour le temps qui s’est écoulé depuis le mois d’août jusqu’au 31 décembre 1890. On y constatere, j'espère, par les pièces justificatives qui y sont citées tout au long, que je me suis efforcé d'agir, pendant la-crise que nous venons de traverser, avec la même modération et le même esprit de conciliation dont je crois avoir fait preuve à Rome. Vous savez, Monseigneur, que tout en essayant de juger les faits avec impartialité, d'exposer les situations avec franchise, sans fard ni couleur, je n’ai eu de paroles acerbes pour personne. Avec la grâce de Dieu, j'espère que ni les difficultés, ni les attaques ne me feront dévier de cette ligne de conduite.
Je compte, permettez-moi de le dire, sur les hommes, qui, comme vous, Monseigneur, connaissent la droi-
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ture de mes intentions et la mission que j’ai acceptée de faire triompher, envers et contre tous, les décrets pontificaux, pour me défendre et me protéger au besoin.
Croyez que je demeure avec la plus haute considération, De Votre Grandeur, Eminentissime Seigneur, Le très dévoué serviteur, J. B. PROULX, Pre, V, R. U. L. M.
Cependant, ne voulant pas laisser ignorer à