L Nosseigneurs les Évêques de la province de
Montréal, pour qui je n'ai rien de caché, que j'avais reçu une communication de Rome, je leur écrivis la lettre suivante, laquelle, dans ma pensée, devait leur faire comprendre l'importance de cette communication, sans toutefois leur en exptiquer la teneur, afin de leur ôter toute responsabilité, comme je l'ai expliqué plus haut, dans les démarches que je me propo-
sais de faire.
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ST-LiN DES LAURENTIDES, 3 janvier 1891.
Sa Grandeur Mgr A. Racine, Évique de Sherbrooke.
MoNSEIGNEUR,
Le jour de l’an au matin, j'ai reçu de Rome, pour mes étrennes, une lettre qui a bien son importance, et qui fait voir jusqu’à quel point notre bill a soulevé des objections et des répugnances en certains endroits.
Le surcroît d'ouvrage qu’entraînent ces fêtes dans
l une paroisse, et l'absence d’un de mes vicaires, m’em-
pêchent de me rendre immédiatement auprès de
Votre Grandeur pour lui faire part de cette lettre ;
mais je pourrai me procurer ce plaisir avant le milieu
du mois, j'espère. Ainsi donc, au revoir! et veuillez
rer à D bénir celui qui se souscrit avec une haute considération
De Votre Grandeur,
Monseigneur, Le très humble et très obéissant serviteur,
J. B. PROULX, Prre.
dans
l’im-
Le 15 janvier 1891, entre deux tempêtes de
neige, je descendis à Québec. Son Éminence le
PA Cardinal Taschereau me reçut, à mon arrivée, paternellement dans son bureau de travail. Je lui lus ma lettre de Rome, une déclaration franche, claire et briève, et une longue explication écrite, que j'intitule ‘“ Mémoire, où il est prouvé que le Vice-Recteur a mis le Recteur au courant du progrès des arrangements qui se faisaient à Montréal, et qu’il n’a voulu déroger en rien aux décrets romains, non plus qu'aux droits de l’Université” (N° VIII).
J’insistai, de vive voix sur le fait, que, à plusieurs reprises, j'avais donné à Mgr Paquet
les raisons qui, malheureusement, nous empé-
chaient de saisir le Conseil Universitaire du
projet de loi que nous devions présenter à la Législature.
J’allai aussi rendre visite à Mgr Paquet, pour
lui renouveler l'expression de mon respect et del
ma bonne volonté ; mais, je regrette de le cons
tater, j’eus le malheur de ne pouvoir réussir à faire croire à la sincérité de ma protestation. L] . L] CA .
De Québec, j’écrivis à Son Éminence le Car:
dinal Simeoni pour lui annoncer que j'avais
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accompli ce que l’on désirait de moi (N° IX), et aux Évêques de la Province de Montréal, pour leur apprendre la démarche que je venais
de faire, et l’impression qu’elle avait produite
Quégec, 15 janvier 1891.
LA À Son ÉMINENCE LE CARDINAL TASCHEREAU,
Archevêque de Québec.
EMINENTISSIME SEIGNEUR
J'apprends que Votre Éminence s’est plaint auprès du Souverain Pontife que, en traitant de l'affaire de l’Union entre l'École de Médecine et la Faculté de Médecine qui fait partie de l’Université Laval à Montréal, tout aurait été fait, sans qu’on en donnûât avis, ni même connaissance, à Votre Éminence, non plus qu'au Conseil de l’Université qui est constitué dans la ville de Québec.
C'est pourquoi, vraiment peiné d’avoir été, sans le vouloir, l’occasion d’un désagrément pour Votre Éminence, aussitôt après avoir appris l'impression pénible sous laquelle l’ont mise les démarches que j'ai faites sincèrement pour le plus grand bien de l’Université, je me suis fait un devoir de me transporter moi-même auprès de sa personne pour lui déclarer et lui faire connaître, d’une manière claire et évidente,
2e QD
que ni moi, ni les Évêques dont je me suis efforcé de suivre toujours les directions (j'en ai une connaissance indubitable), nous n’avons eu l'intention de déroger, en quoi que cesoit, aux droits de l’Université contenus dans le décret Jam dudum, ou tout autre décret généralement quelconque.
Que Votre Éminence veuille bien croire que, dans l'avenir comme dans le passé, je me sens disposé, pour ce qui me regarde, à vivre dans une concorde pleine et entière avec les autorités universitaires, pour lesquelles j’ai toujours eu une très haute coneidération, et à respecter les décrets apostoliques que j'ai toujours considérés comme notre commune sauvegarde, ainsi que, ce qui est tout naturel, les prescriptions communes du droit.
Heureux d’avoir fait à Votre Éminence cette déclaration, qui s'accorde si bien avec les sentiments et les convictions qui ont toujours été les mobiles de ma conduite, je me souscris, avec le plus profond respect,
De Votre Eminence, Éminentissime Seigneur, Le très humble et très obéissant serviteur.
J. B. PROULX, Prre, V. R. U. L. M.
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Où il est démontré que le Vice-Recteur a mis le Recteur de l'Université au courant du progrès des arrangements qui se faisaient à Montréal, et qu'il n’a voulu déroger en rien aux décrets romains, non plus qu'aux droits de l’Université.
QUÉBEC, 15 janvier 1891.
A Son ÉMINENCE LE CARDINAL TASCHEREAU,
Archevêque de Québec, ÉMINENTISSIME SEIGNEUR,
À la déclaration solennelle que j’ai été trop heureux de lui faire en ce jourd’hui, Votre Éminence voudra bien me permettre d'ajouter ces quelques explications d’un caractère plus intime.
Déjà, dans le courant de novembre dernier, j’ai eu l’occasion d'exposer à Votre Éminence les raisons pour lesquelles je ne soumettais pas au Conseil Universitaire les arrangements signés entre Leurs Grandeurs Nosseigneurs les Évêques de la Province Ecclésiastique de Montréal et l'École de Médecine et de Chirurgie de Montréal. S'il devient nécessaire de coucher ces raisons par écrit, je me ferai un plaisir d'accomplir ce devoir.
Pour aujourd’hui, je tiens à affirmer de nouveau à Votre Éminence que, dans toute cette affaire, je n'ai ck sché nullement à agir en secret, et que je n’ai eu aucun désir de froisser les droits universitaires et, encore moins, de blesser les prescriptions des décrets romains.
PREMIÈREMENT.—Ma conduite a été franche, loyale et ouverte. Preuves:
1° Le 15 mai 1890, j’écrivais à Monseigneur Jacobini, archevêque de Tyr, secrétaire de la Sacrée Congrégation de la Propagande: ‘‘ Pour attirer les volontés, et les plier à des sacrifices réciproques, il faudrait une force morale supérieure aux intérêts particuliers. Quelle sera cette force morale? le Séminaire de Québec? non; il a été trop mêlé aux luttes du passé.— Le Conseil Universitaire ? non; il existe contre lui, dans le district de Montréal, trop de pr.jugés.—Les Évêques de la Province ecclésiastique de Montréal? oui.” Et je concluais cette lettre en demandant que les dits Évêques fussent ‘“ chargés de veiller eux-mêmes aux arrangements et au fonction: nement de cette union.” Pouvait-on parler plus carrément ? C'était six mois avant que je me présentasse avec le bill devant les Chambres.
2° Le 1er dejuin 1890, à l’appui des avancés de cette lettre, dont je viens de citer un extrait, je présentais un long mémoire à Son Éminence, le Cardinal Si-
meoni, Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propa- ls
gande, et la conclusion en était: ‘ Je demande humblement, mais instamment, qu’on veuille bien écrire
aux même Notre Sair dence, à le tous, au C par une m régler cett.
les esprits, et d’amence union just No XX). 8° Le dec meoni écri Montréal 1 dit: ‘ C’es Elle, les É vous avez d'autorité, litige, de c:
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toutes sor le très dé terprétatic compter, de la part 4° Ces cl
aux mêmes dits Archevêque et Évêques, de la part de Notre Saint Père le Pape, faisant appel à leur prudence, à leur discernement et à leur autorité, afin que tous, au Canada, sachent bien qu’il leur appartient, par une mission spéciale, de prendre les moyens de régler cette question, de lever les obstacles, d’apaiser les esprits, de demander des sacrifices convenables, et d'amener entre les deux Écoles de Médecine une union juste et équitable.” (Supplément, Document No XX).
8° Le douze juin 1890, Son Éminence le Cardinal Simeoni écrivait à Sa Grandeur Mgr l’Archevéque de Montréal la lettre Haud ignorat, dans laquelle il est dit: ‘ C’est pourquoi je prie Votre Grandeur, et avec Elle, les Évêques suffragants, d’user de tout ce que vous avez de prudence et de sagesse, de sollicitude et d'autorité, afin d'écarter les sujets de discussion et de litige, de calmer les esprits et de faire que, en vue du plus grand bien, et sous la réserve des droits susdits, on s’entende de part et d’autre pour réaliser l’union et pour accepter de grand cœur les sacrifices exigés par une œuvre si utile. C’est avec la conviction que les soins de Votre Grandeur et des Évêques comprovinciaux pourront enfin amener cette grave affaire à un heureux terme, que je prie Dieu d’accorder toutes sortes de biens à Votre Grandeur, dont je suis le très dévoué frère.” (Supplément, No I). Dans l’interprétation de ce document, j’ai cru que l’on pouvait compter, pour des causes majeures, sur un sacrifice de la part du Conseil Universitaire.
4° Ces choses, je crois, n’étaient pas tout à fait incon-
nues à Votre Éminence ; car le 14 du mais d’août, le lendemain de mon arrivée de Rome, avant même que d’aller dans ma paroisse, je fis le voyage de Québec pour lui remettre les i1émoires, auxquels je viens de faire référence.
5° Le 15du même mois, je me rendais à St-Joachim, maison de campagne du séminaire de Québec, pour déposer entre les mains de Mgr Paquet la collection de ces mêmes mémoires, et j’attirai son attention sur la ligne de conduite qu’ils laissaient clairement supposer, et que je me proposais de suivre, lui dis-je, dans un avenir assez prochain.
6° Le 25 septembre, je donnai communication à Mgr Paquet des principes fondamentaux d'u. arrangenent projeté avec l'École de Médecine, que les Évéques de la Province de Montréal venaient de signer dans votre palais cardinalice : ‘* Du consentement de Nosscigneurs l’Archevêque de Montréal et les Éveques de St-Iyacinthe et de Sherbrooke, l’union entre la Faculté de Médecine de l’Université Laval à Montréal et l'École de Médecine et de Chirurgie de Montréal pourra se faire d’après les principes suivants : 1° la charte de l’Ecole pourra être conservée et mise à la base de la Faculté de Médecine de l’Université, pourvu que cette charte soit amendée de manière à incorporer civilentent toutes les dispositions de la Constitution az dudum ; 2° que tous les membres actuels des deux Écoles se trouvent, ipso facto, par la passation du Bill amendant la charte, membres de
la nouvelle Faculté composée des deux corps ensei-
gnants a Faculté, Écoles r qu’amen tels que c’est-à-dir mettent nature di ses avant l'École se
les motifs de procéd du dit arr que je con public, po qu'il pour de la situat 8° Enfin Montréal e pastorale, chers Frèr naissance, que nous notre pouv té de Méd l'École de même que sance à cet Aurais-) €
gnants aujourd’hui distincts; 3° que la nouvelle Faculté, composée de tous les membres des deux Écoles réunies, sera régie d’après la charte telle qu’amendée et suivant les règlements universitaires, tels que délimités par la Constitution Jam dudum ; c'est-à-dire, l'École de Médecine et la Faculté Laval mettent en commun leurs avantages qui sont de nature différente: l’École communique à la Faculté ses avantages civils, et la Faculté communique à l'École ses avantages canoniques et universitaires.” (Supplément, Document No XIII).
7° En même temps, je faisais connaître à Mgr Paquet les motifs qui, à mon grand regret, nous forceraient de procéder sans soumettre officiellement les clauses du dit arrangement au Conseil Universitaire. J'avoue que je comptais sur son amour de la paix et du bien public, pour lui demander de fermer les yeux sur ce qu’il pourrait y voir de pénible dans les nécessités de la situation.
8 Enfin le 8novembre, les Évêques dela province de Montréal envoyaient à toutes leurs ouailles une lettre pastorale, qui commençait par ces mots: ‘Nos très chers Frères, Nous portons aujourd’hui à votre connaissance, d’une manière officielle, la mission spéciale que nous a confiée le Saint-Siège, de faire tout en notre pouvoir pour amener une union entre la Faculté de Médecine de l’Université Laval à Montréal et l'École de Médecine et de Chirurgie à Montréal, de même que ce que Nous avons fait jusqu'ici en obéissance à cette demande.”
Aurais-je voulu cacher ma marche et mon but, que,
er
de ce moment, au moins, tout se trouvait divulgué au grand jour de la publicité, à la face du pays entier.
DEUxIÈMEMENT.—Je n’ai jamais voulu blesser les décrets romuins, ni froisser les droits universitaires.
Quant aux décrets romains, les ayant fait triompher à Montréal d’une manière éclatante, il est diffi-
cile de supposer que j’en sois le violateur.
Je ne citerai qu’un fait. Dans les propositions que je soumettais à l'Ecole de Médecine, le 15 novembre 1889, je disais: ‘“ Pourvu que 1° les membres de l’École de Médecine e: de Chirurgie de Montréal consentent à faire amender leur charte, de manière à rencontrer les prescriptions des décrets apostoliques.” Or, c’est ce qu’ils ont fait généreusement.
La protestation suivante est aussi vraie aujourd’hui qu’elle l'était le 25 avril 1890, lorsque je l’inscrivis à la tête de mon mémoire sur les comptes du séminaire de Québec. ‘Je proteste que je suis un partisan de l'Unité universitaire, telle que la veut le Saint-Père; et j'ose me flatter que ma conduite comme Vice-Rec-
teur jusqu'ici en est considérée, par les hommes impartiaux de n'importe quel parti, comme une preuve indubitable. Dans l'exécution de cette mission difficile, dont m’a chargé la confiance de mes supérieurs ecclésiastiques, de rallier, en ces temps agités, autour de l’œuvre universitaire, les sympathies du district de
Montréal, de concilier les intérêts les plus divers, et À
de créer pour la Succursale des ressources pécuniaires qui, après treize ans d'existence, lui font défaut complètement, jai voulu me faire un scrupule de respec-
ter les dir nation h tant d’é des cons boussole parmi le:
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quet: ‘“( par les c l’expliqu l’état de l’établiss tholique, Éminenc dans cer terprétée 2° Led public e Montréal des deux Médecine de raison Dans cer portant, ( pas prote prétextes
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ter les droits acquis comme les devoirs de la subordination hiérarchique; et, pour me conduire, à travers tant d’écueils et de difficultés, en outre et au dessus des conseils de personnages éminents, j'ai pris pour boussole les sages directions des décrets romains, parmi lesquels le moins important, certes, n’est pas la Constitution Jam dudum.”
TROISIÈMEMENT.—Quant aux droits universitaires, voici quelques paroles qui prouveront quel a toujours été mon respect à leur endroit.
1° Le vingt-cinq septembre 1889, j'écrivais à Mgr Paquet: “C’est un état de choses transitoire, nécessité par les circonstences, comme j’ai eu l’occasion de vous l'expliquer de vive voix, qui conduirait fatalement à l’état de choses définitif désiré par tous, je veux dire l'établissement sans rival aucun dans l'élément catholique, de l’Université Laval à Montréal.” Votre Éminence n'ignore pas la guerre que m'ont value, dans certains journaux de Montréal, ces paroles interprétées dans un sens trop rigoureux.
2° Ledouze octobre 1889, je disais dans un discours public en présence de Monseisreur l’Archevêque de Montréal et de son clergé rénni:‘" L'union des membres des deux Écoles de Méecine constitue la Faculté de Médecine de l’Université Laval à Montréal, et, comme de raison, doit fonctionner au nom de l’Université... Dans certaines explications, on a caché ce point important, ou on a laissé entendre le contraire. Je n’ai pas protesté sur le moment, afin de ne pas ajouter aux prétextes d’ébullition. Mais je profite de lu première
TER 2 sm
occasion, où je rencontre un auditoire calme et nombreux, pour rétablir les faits, et rendre justice à notre position. S'il en était autrement, je serais traître à mon mandat, à mon évêque et au décret papal.”
3° Le 14 octobre 1889, javais l'honneur d'écrire à M. le Recteur de l’Université : ‘J'ai fait des concessions, les circonstances l’exigeant, mais il y en a trois que je ne ferai jamais : celles qui s’attaqueraient à l'honneur, à l'indépendance et à l’unité de l’Université, en tout ce qui regarde Montréal.”
4° Dans mon mémoire sur l’Union, présenté à Son Éminence le Cardinal Simeoni, le 1er février 1890, j'ai pu écrire : ‘‘ Tout en respectant les prescriptions des décrets romains, les intérêts des anciens professeurs titulaires de la succursale de l’Université à Montréal, et les droits universitaires...l’École continuerait à administrer ses biens, dettes et revenus ; et, par là, se trouverait résolue une difficulté qui est restée insoluble jusqu'ici. Les droits du Conseil Universitaire, tels que définis par la Constitution Jam dudum, seraient respectés.. Les droits matériels du séminaire de Québec ne seraient lésés en rien. Ce serait un avantage, non seulement pour le district de Montréal, auquel cet arrangement apporterait la paix, mais encore pour l'Université en générai.. (te projet assurerait l’exécution pleine et entière des décrets apostoliques.”
5° Dans le document par lequel les Evêques de la Province de Montréal nomimèrent, le trois septembre 1890, un comité pour s'entendre avec l'Ecole de Médecine, il
est dit : ‘ Désirant que les prétentions légitimes d’un
côté comi d’un côté commun, Saint-Sièg rutili unio 6° Les d deux Eco Evêques s sément : ‘ les membi la Charte universitai Jam dudu 7° La le ecclésiastic que les dre autre côté, droits de 1 la Constitu puisque les titution ap sentielleme Votre En apporté de action à ce cuper la ch pas admet tion.
8° Dure:
Eminence
sais Dre
côté comme de l’autre, soient respectées, et que, aussi d’un côté comme de l’autre, on fasse, en vue du bien commun, les sacrifices convenables, comme dit le Saint-Siège : Et libenter onera ferantur quæ ab hac perutili unione requiruntur.”
6° Les conditions qui font la base de l’union entre les deux Ecoles de médecine, et que les dits Seigneurs Evêques signèrent ie 25 septembre 1890, disent expressément : ‘ Que la nouvelle Faculté composée de tous les membres des deux Écoles réunies sera régie d’après la Charte telle qu'amendée, et suivant les règlements universitaires, tels que délimités par la Constitution Jam dudum.”
7° La lettre pastorale des Évêques de la Province ecclésiastique de Montréal déclare emphatiquement que les droits de l’Université sont respectés: ‘ D’un autre côté, les décrets romains, et par conséquent les droits de l’Université, tels que les délimite à Montréal la Constitution Jam dudum, sont amplement respectés, puisque les clauses de ce décret romain, de cette constitution apostolique, se trouvent virtuellement et essentiellement reconnues par le pouvoir civil. ”
Votre Eminence connaît trop bien le soin que j'ai apporté de conformer, en toutes circonstances, mon action à celle des Évêques qui m'ont choisi pour occuper la charge de Vice-Recteur à Montréal, pour ne pas admettre que je puis faire mienne leur déclaration.
8° Du reste, n’avais-je pas l'honneur d'écrire à Votre Eminence elle-même, en date du 27 novembre dernier :
“ Mais, dira-t-on, il fallait sauvegarder les droits de l'Université, ‘‘salvis juribus universitatis.” Sans doute, et c’est ce que prétendent bien avoir fait les Evêques de la Province de Montréal. ”
Mais assez. J'ai la douce espérance que, après avoir pris connaiseance du développement graduel et uniforme de ma pensée, Votre Eminence sera convaincue que je n’ai voulu blesser en-rien, à Montréal, les droits
: iversitaires contenus dans les décrets romains, mat” ve, au contraire, en ami véritable, malgré les dificuicés d’une situation incomprise, j'ai pris les moyens d’en assurer le triomphe d’une manière pratique, possible, acceptable, bienfaisante et salutaire pour tous.—Je demeure, avec le plus profond respect, De Votre Eminence, Eminentissime Seigneur,
Le très humble et très dévoué serviteur,