‹ Ma justification pour avoir fait triompher civilement les décrets romains au Canada [microforme]Chapitre 29 sur 76 · MONSIEUR LE DOYEN · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE DOYEN

Sur linvitation de Mgr l’Archevêque de Montréal, j'ai l'honneur de vous demander, en son nom et au mien, de vouloir bien accepter d’être un des membres de ce ‘* Conseil d’affaires,” dont il est question dans la lettre ci-jointe.

S'il vous est possible, comme je l'espère, de vous rendre à cette demande, je vous invite par les présentes à assister à la première assemblée de ce conseil, qui se tiendra, au salon de l’Archevêché, vendredi, 27 du courant, à 74 heures P. M. ‘

Confiant que vos occupations vous permettront de nous rendre ce service, pour lequel vous aurez un droit, non seulement à notre reconnaissance, mais encore à

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celle de tout le district de Montréal, je demeure avec une très haute considération,

Monsieur le doyen, Votre très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Prre, V. À, U, L. D.

ST-HYACINTHE, 21 février 1891.

Réva J. B. ProuLx, Ptre, V, R. U. L. AM.

Mon cHER MonSsIEUR,

J’ai reçu les deux exemplaires de votre Rapport en réponse au Rapport fait en septembre dernier aux

Archevêques et Evêques des trois provinces, par Mgr B. Paquet, Recteur de Laval à Québec. Mon plus affectueux merci pour cet envoi, et mes plus sincères

félicitations pour le succès que vous avez remporté à cette occasion.

C’est la récompense de votre dévouement à notre cause et à celle du Saint-Siège,de votre calme et de votre esprit de justice dans le traitement de cette grave question depuis que vous l'avez faite la vôtre pour rendre service à l’épiscopat de la Province et à l’éducation universitaire dans le pays. Vous avez fort bien

mérité de la religion et des Evêques, et continuez à

vous dévouer pour cette grande œuvre: ce qui vous attirera notre gratitude la plus vive, et des mérites surabondants pour le ciel...

Croyez-moi, comme toujours, votre bien dévoué et reconnaissant en Notre Seigneur.

+ L. 2. Ev. De Sr-HyYaAcINTHE.

MonrRÉAL, 27 février 1891.

Sa Grandeur Mgr L. Z. MoREAU,

Evique de St-Hyacinthe.

MONSEIGNEUR

J'ai l'honneur d’accuser réception de votre lettre datée du 21 du courant, et de vous remercier des bonnes paroles, trempées de lait et de miel, qu’elle m'apporte ...

Ce soir à 74 hrs, au salon de l’Archevêché doit avoir lieu la première réunion de ce ‘ Conseil d’affaires, ” dont la création a été décidée lors de notre dernière assemblée à Montréal. MM. les Drs Hingston, Rottot, MM. les Juges Jetté et Pagnuelo ont répondu qu'ils s’y rendraient; je ne doute pas que le plus grand nombre de ceux qui ont été demandés, ne soient prtsents. Dans quelques jours, je me ferai un devoir de vous envoyer un compte rendu de ce qui se sera passé

à cette assemblée.

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En attendant que j'aie le plaisir d’avoir cette nouvelle occasion de vous écrire, je demeure avec une haute considération,

De Votre Grandeur,

Monseigneur,

Le très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Pre.

Montréal, 28 février 1891.

Sa Grandeur Mgr A. RACINE, Evêque de Sherbrooke.

ettre MONSEIGNEUR, des :

Comme vous pourrez le voir par les deux lettres

ci-jointes (plus haut, N° XXXIV et XXXV), je me suis mis en frais d'organiser le “ Conseil d’affaires ” à dont vous avez décidé la création, le lendemain de ro l’arrivée de Mgr l'Archevêque de Montréal. tot, À l'exception de deux, tous les Messieurs invités ont accepté l'invitation, et se réunissaient hier soir au salon de l’Archevêché. Le Père Drummond et M. Lie Barbeau, tout en exprimant leur vive sympathie, de m'ont prié d’agréer les raisons qui les empêchaient de faire partie de ce Conseil.

À l'assemblée, tout s’est passé à l'amiable comme à

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la réunion du 28 octobre. Je suis chargé de faire un

jours compte rendu de nos délibérations, pour le coucher toutes dans les archives du Conseil ; aussitôt que je l'aurai nuance rédigé, je vous en expédierai une copie. En attendant, opinior

qu'il me suffise de vous dire que nous aurons une dela h réunion générale dans quinze jours, à laquelle chacun apportera ses vues, la plupart par écrit, pour les mettre sur la table, et les discuter; puis elles passeront dans les mains d’un comité de rédaction qui devra leur donner une forme homogène. Ce comité se compose de MM. Colin, Jetté, Pagnuelo, Hingston, Rottot et Proulx. Un second comité, pour la gestion des affaires courantes a été formé: MM. Maréchal, Racicot, Lacoste et Proulx. A la prochaine réunion, il se formera probablement un troisième comité pour les affaires de la bâtisse. J’ai demandé de ne pas en parler, hier soir, afin de ne pas nuire à certaines négociations qui sont en voie de progrès. Comme vous Revd. J voyez, nous paraissons décidés à faire de l’ouvrage et

de l’ouvrage pratique.

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Ce qui était joli, c'était de voir réunis dans une M. 1e V même idée deux anciens adversaires sur la question Votre universitaire... Quand on voit pareille harmonie et ble plais tant de bonne volonté, on peut dire que le succès est la grâce à nos portes. rables m

Je pars pour St-Lin; le Père Pichon, S. J., un vrai Laval à bon prédicateur, m'accompagne. Il commence demain prospéri une mission de trois semaines. Toute ma paroisse y Il est : assistera, excepté le curé qui devra passer la plupart Drummc

de son temps à Montréal. On ne me reprochera tou-

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jours pas d’être exclusif, et de ne pouvoir fréquenter toutes sortes de bonnes personnes,quelles que soient les nuances de leurs opinions. Je ne veux avoir que deux opinions bien arrêtées: celle de mon devoir et celle de la haute considération avec laquelle je suis,

De Votre Grandeur,

Monseigneur,

Le très humble et très dévoué serviteur,

J.B. PROULX, PrRe.

SHERBROOKE, 2 mars 1891.

Revd. J. B. Prour.x, Ptre, V. R. U. L. M.

M. Le VicEe-RECTEUR,

Votre lettre du 28 février 1891 m'a causé un sensible plaisir, elle me confirme dans l’espérance qu'avec la grâce de Dieu, et le judicieux concours des honorables membres du ‘Conseil d’affaires,” l’Université Laval à Montréal, aura enfin des jours de paix et de prospérité.

Il est sans doute très regrettable que le Révd Père Drummond et M. Barbeau soient empêchés, par des raisons majeures, de faire partie du Conseil ; mais j'ai

pleine confiance dans les Messieurs qui composent le dit Conseil...

L'autre affaire, celle de la construction, sera plus épineuse ; mais je suis persuadé que l’on suivra, pour cette patriotique entreprise, la leçon donnée par notre divin Sauveur: ‘‘ Quis enim ex vobis, volens ui ædificare, non prius sedens'computat sumptus qui necessari sunt si habeat ad perficiendum.”

Lorsqu'une idée, dit de Maistre, née dans une tête gaine qui surmonte un cœur droit, a de plus été examinée par quatre ou cinq hommes de poids, elle ne saurait plus être absurde ni condamnable ; elle ne peut être simplement que désapprouvée, mais c’est bien différent.

Je vous souhaite, de nouveau, succès et courage ; soyez comme le fils bien-aimé du patriarche Jacob: 6 filius accrescens Joseph, filius accrescens.”

Avec l'expression de mes dévoués et affectu. .ntiments,

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