MESSEIGNEURS
Permettez-moi de déposer devant vous ma démission comme Vice-Recteur de l'Université Laval à M: tréal, et de vous prier de vouloir bien l’accepter.
Depuis dix-sept mois, au milieu d’un monde de difficultés, par un labeur incessant, j’ai dû travailler surtout à délimiter et à assurer le fonctionnement pratique de la liberté d’action qui était accordée au siège Montréalais de l’Université par la Constitution Jam dudum ; à étudier et à régler la dette considérable que le Séminaire de Québec réclamait de l’Université Laval à Montréal ; à demander, chercher et créer de nouvelles ressources pécuniaires, sans lesquelles l’œuvre universitaire, sous la bienfaisante direction de l’épiscopat, sombrerait, peut-être pour toujours, dans notre province ecclésiastique ; à faire cesser dans les hautes sphères de l’éducation les divisions qui nous ruinent, et à amener entre les deux Ecoles de Médecine de Montréal une union équitable, forte et légale, Jusqu’à que! point ai-je réussi ? À Vos Grandeurs de pro-
noncer ; sont plu efforts n° Maint régler le de Méde à la réda pour les niser, d’ rieur de fédératio l'exercic lciment, } mœurs, versitair dum. E l'Univers professe venables, attendan:
mettent ( l'avenir & Montréal Pour f seuleme) core un.
mauvais de ce q que vous remplir
“inthe,
lémis- .M:
de de vailler at pra- 1 siège Jam le que té Laenou-
noncer ; mais les paroles d'encouragement qu'Ellesse sont plu à me donner, me laissent entendre que mes efforts n’ont pas été tout à fait inutiles.
Maintenant, dans mon humble opinion, il reste à régler les réclamations des professeurs des deux Ecoles de Médecine, réunies en une seule Faculté ; À veiller à la rédaction et à l'obtention de nouvelles chartes pour les autres facultés, si elles le désirent ; À organiser, d’après les besoins nouveaux, le syndicat supérieur de l’Université à Montréal, établissant ainsi une fédération de chartes, se mouvant librement dans l'exercice de leurs droits matériels et dépendant légalsiment, pour la pureté de l’enseignement, la foi et les mœurs, de l’action épiscopale, avec le contrôle uriversitaire qu’établit l’admirable Constitution Jam dudum. Enfin, le moment me paraît arrivé d'enraciner l'Université dans le sol, et de bâtir, pour l’usage des professeurs et des élèves, des salles spacieuses et convenables, d’abord sur un pied modeste et pratique, en attendant que des moyens plus considérables permettent d'élever des édifices dignes des destinées que l'avenir semble réserver à l’Université catholique à Montréal.
Pour faire réussir une pareille tâche, il faut non seulement un homme habile et énergique, mais encore un homme qui soit à l’abri de la défiance et du mauvais vouloir. Je ne crois pas l’être, et, à preuve de ce que j'avance, j'en appelle, Messeigneurs, à ce que vous ne connaissez que trop. Nécessairement, pour
remplir la mission que vous m'avez confiée, pour nous
k ik je
détacher du rivage immobile, malgré toutes le précautions que j’ai pu prendre, j'ai dû briser de fortes amarres, contredire des points de vue, froisser des susceptibilités et abattre des résistances. Maintenant, qu’un homme nouveau, agréable à tous, vienne prendre le timon de la barque et la conduise en pleine mer.
J’apporte, en me retirant, une consolation : c’’at la conscience d’avoir travaillé sincèrement à faire triompher parmi nous les décrets romains, avec toute la largeur de vues dans laquelle ils ont été dictés. À Rome et dans l’Episcopat, se trouve notre salut.
Une autre pensée consolante qui fera le bonheur de ma vie, ce sera le souvenir de la confiance que vous avez témoignée, et des marques de la bienveillance paternelle que vous n’avez cessé de prodiguer, à celui qui a l’honneur de se souscrire, avec le respect le plus profond,
De Vos Grandeurs, Messeigneurs, Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Pre, V. R. U, L. M.
Révérenc
Mon CHE
J'ai reç cinq doc envoi et « an.
Vous :
importan à la pens.
un autre ne conse champ de midable c vous n’au confiance tiennent i pas d’inst gnerez à c cause,
Quant :
votre égli de faire e
préortes r des nant, ndre er.
st la rioma lar- Rome
ur de vous ce pacelui e plus
ST- HYACINTHE, 2 janvier 1891.
Révérend M. Prourx, Vice-Recteur U. L. M.
Mon cHER MonsI£uR,
J'ai reçu la vôtre du 31 décembre dernier, avec les cinq documents qui y étaient joints. Merci de cet envoi et de vos bons souhaits à l’occasion du nouvel an,
Vous avez si bien rempli jusqu’à présent votre important office de Vice-Recteur, qu'il ne peut venir à la pensée des Evêques de la Province d’en mettre un autre à votre place. Pour ma part, en tout cas, je
ne consentirai pas à ce que vous abandonniez le champ de bataille. La lutte du reste ne sera j'as formidable comme par le passé ; il m’est avis même que vous n'aurez plus que des douceurs à goûter. J'ai la confiance que si les Evêques, comme je le pense bien, tiennent à ce que vous restiez au poste, vous ne ferez pas d’instances pour le laisser, et que vous vous résignerez à continuer de vous immoler pour cette grande cause,
Quant à la promesse d’assister à la consécration de votre église, je tiens à l’accomplir. Mais, je vous prie de faire en sorte que cette cérémonie n'ait pas lieu du
commencement de juin à la mi-juillet, temps de la visite pastorale.
Avec mes bien affectueux souhaits de bonne année, je demeure bien sincèrement,
Votre tout dévoué en Notre-Seigneur,
Ÿ L.Z., Ev. de St-Hyacinthe.
EVÊCHÉ DE SHERBROOKE, 8 janvier 1891.
Révérend J. B. Prourx,
Vice- Recteur de l’Université Laval.
MonsIEUR LE V10E-RECTEUR,
Je vous remercie de vos bons souhaits à l’occasion de la nouvelle année.
En retour, veuillez accepter les vœux que je forme pour votre bonheur. Que le bon Dieu vous donne santé et courage: la bataille n’est pas encore terminée, je veux dire la dernière ; le champ de bataille a été glorieux pour vous, Monsieur le Vice-Recteur, et je vous félicite de nouveau de tout mon cœur.
Avec votre lettre, j'ai reçu: 1° la copie d’une lettre au Cardinal Simeoni ; 2° la copie d’une lettre confidentielle à Mgr Jacobini ; 3° la copie d’une lettre de résignation ; 4° la copie d’une autre lettre de résigna-
tion ; 5 en fave Heur Montré:
faveur.
Je ne placer par un Nous retour d Je sui octobre église, c parole.
En at Monsieu ments d
M. l’abb
M. Le V:
Le 15 Archevê
tion ; 5° votre lettre donnant les motifs qui militent en faveur de votre résolution.
Heureusement pour les évêques de la Province de Montréal, votre lettre plaide contre vous, et en notre faveur.
Je ne crois pas que les Evêques consentent à remplacer un général brave, expérimenté et victorieux par un soldat quelque brave qu'il soit.
Nous parlerons de cette grave affaire à Montréal au retour de Monseigneur l’Archevêque.
Je suis un des trois Evêques qui ont promis, le 13 octobre 1889, d'assister à la consécration de votre église, qui brille comme un clou jaune. Je tiendrai parole.
En attendant le plaisir de vous voir, veuillez agréer, Monsieur le Vice-Recteur, l'expression de mes sentiments dévoués et affectueux.
ANTOINE, Ev. de Sherbrooke.
Evêcué DE SHERBROOKE, 16 février 1891.
M. l'abbé J. B. Prourx, Ptre, curé de St-Lin,
Väce- Recteur de l'Université Laval à Montréal. M. Le Vice-RECTEUR,
Le 13 février 1891, à l’archevêché de Montréal, les
Archevêque et Evêques de la province ecclésiastique
Se
ont pris en sérieuse considération la lettre que vous Vel leur avez adressée le 81 décembre 1890, et dans mes dé
laquelle vous les priez d'accepter votre démission comme Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal.
Je suis chargé de vous dire qu’ils apprécient les nobles motifs qui vous ont déterminé à offrir votre démission commé Vice-Recteur, maïs que, dans les circonstances présentes, ils ne peuvent se rendre à votre désir. En acceptant votre démission, les évêques sont convaincus qu’ils feraient un acte très préjudi- Sa Grar ciable aux intérêts de l’Université à Montréal.
L’épiscopat de la province, en vous nommant Vice-
Recteur, exprimait hautement la confiance qu’il repo- RON
sait dans vos lumières, votre dévouement et votre J'ail
a prudence; cette confiance bien méritée n’a fait que laquelle E s’accroître depuis, et ils comptent avec assurance que Evêque: vous continuerez l’œuvre si bien commencée, si éner cepter 1
giquement poursuivie, quoiqu’elle fût très pénible et décemb
pins ve difficultés. gnez l’e
L'épiscopat de la province n’a qu’une voix pour votre ps
reconnaître les services éminents que vous avez rendus pour m
à la grande cause de l'Université à Montréal. remerci,
j r à a) e PA e M7 >» (hr) n 1 Continuez donc votre œuvre, sicut bonus miles Chris au milie
| : ti, sous la direction et la protection de l’épiscopat:; l’accom | continuez-la avec le même dévouement et un égal Si jai succès, pour la consolidation et la prospérité de l’Uni- cipalem versité à Montréal, par amour pour notre pays cet bé for pour la plus grande gloire de Dieu. n’était }
d’oppos
ous lans sion [ont-
t les votre 3 les Lre à ques judi-
Vicerepovotre t que 2e que éner ble et
pour
Chris-
Veuillez agréer, M. le Vice-Recteur, l'expression de mes dévoués sentiments en Notre-Seigneur.
ANTOINE, Ev. de Sherbrooke,
Secrétaire.
MonTRÉAL, 18 février 1890.
Sa Grandeur Mgr A. RACINE, Evéêque de Sherbrooke.
MONSEIGNEUR
Jai l'honneur d’accuser réception de la lettre par laquelle vous m’annoncez que Nosseigneurs les Evêques de la Province de Montréal ne peuvent accepter la résignation que j'ai mise devant eux le 31 décembre dernier. Les paroles, dont vous accompagnez l’exposé des motifs qui ont nécessité ce refus de votre part, sont trop bienveillantes et trop honorables pour moi, pour que je ne vous en témoigne pas mon remerciement ; j'en suis vraiment touché, et consolé au milieu des tracasseries qu’entraîne presque toujours l’accomplissement du devoir.
Si j’ai souhaité ma retraite, je n’étais pas mû prin-
cipalement par le désir d’un repos, qui certainement me serait bien agréable. Le découragement, non plus, n'était pas entré dans mon cœur. Loin de là, ces sortes d’oppositions ne font que fortifier mon courage. Hn-
EE
core, ce n’est pas précisément parce qu’à Québec on m'a si clairement et si gracieusement exprimé l’invitation de sortir de l'Université. Non. Je veux bien me retirer de moi-même ; mais je ne suis pas d'avis que l’on me mette à la porte de force.
Seulement, vu que Mgr le Recteur avait tant d’objections À ma personne et à ma manière de voir, vu qu'il m'est impossible avec mes convictions actuelles de travailler au succès d’une autre politique universitaire, vu que certaines considérations d'administration générale auraient pu rendre, sans que je le sache, désirable à Vos Grandeurs ma retraite, j'ai voulu mettre Vos Grandeurs parfaitement à l'aise, offrant ma résignation sincèrement, loyalement, sans arrière-pensée.
Mais, du moment que vous désirez que je reste au poste, et que vous y voyez un bien pour l’Université, je suis votre homme, et je n'hésite plus à continuer mon importante et fastidieuse besogne. Les obstacles qu’il me reste à soulever, les difficultés à résoudre, ne me sont rien. Rien ne me surprend, je m'attendais à tout ; quand j’acceptai de vos mains, il y a bientôt dix-huit mois, la succession Montréalaise que nous laissait le Séminaire de Québec, je savais fort bien que je ne me couchaïs pas sur un lit de roses.
Je vais donc continuer à travailler, sous votre direction, Messeigneurs, au développement régulier, graduel et prudent de notre programme. Mon premier soin, dorénavant, est l’étude et l’organisation de la corporation financière de l’Université Laval à Montréal, dans le sens que vous m'avez indiqué dans notre
réunion vouemer me crois fond que cette uni berté dar
Croyez lesquels ;
Le
Sa Grande
MoNSEIGNE
J'ai l'hor informatioi ments que
porter à So Congrégati
réunion de vendredi dernier. Comptez sur mon dévouement entier. Je me sens d'autant plus fort queje me crois appuyé de votre confiance et de l'intérêt profond que vous portez à l’Université. Tant que durera cette union de vues et de sentiments, les idées de liberté dans l’unité sont invincibles.
Croyez aux sentiments de haute considération, avec lesquels je demeure,
De Votre Grandeur, Monseigneur,
Le très humble et très obéissant serviteur,
J., B. PROULX, Prre, V.R. U. L. M.
MonTRÉAI., 2 mars 1891.
Sa Grandeur, Mar JACOBINI, Archevéque de Tyr,
Secrétaire de la S, C. de la Propagande.
MOoNSEIGNEUR,
J'ai l'honneur de vous envoyer ci-inclus, pour votre information, la copie d’une lettre et de cinq docu-
ments que la malle d'aujourd'hui est chargée de porter à Son Eminence le Cardinal Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande,
Veuillez accepter, de mon rapport à l’Archevêque de tro: | de Montréal, un nouvel exemplaire augmenté d’un qui de ki Supplément. Vou:
: Mon dessein est d’en faire parvenir également un meure
exemplaire à tous les cardinaux qui font partie de la Sacrée Congrégation de la Propagande, et qui résident à Rome. J'en envoie à l'adresse des Eminentisgimes et Révérendissimes Cardinaux :
1 + GIOVANNI SIMEONI, d + Gagrano DE RUGGIERo, Ÿ RArFAELE Monaco LA VALLETTA, + Lurcr OREGLIA DI SANTO SYEFANO, 1 + Luicr SERAFINI, Bt. + Lucrpo Marta Paroconit, GIOVANNI SIMOR, GAETANO ALIMONDA, Son Eu a + CARLO LAURENZI, L
SERAFINO VANUTELLI, GAETANO ALOISsI MAZELLA,
EMINEN « T MaRIANO RAMPOLLA DEL, TINDARO, $ : « L’int + Teoporro MERTEL, Laval, + Tommasso ZIGLIARA, ; | \ L ai aucu | SIDORE La ï NPC ment dé | + Cauirro Mazerra. chevêq | Au cas où j'aurais oublié quelques noms, je me per- Ce ra | mets de vous adresser cinq autres exemplaires de ce qui ont | treize a
rapport, afin que, si la chose peut se faire sans trop
êque d'un
it un de la
résientis-
me per ba de ce g trop
de trouble, vous puissiez, à votre loisir, les remettre à qui de droit.
Vous remerciant pour ce nouveau service, je demeure avec une très haute considération, De Votre Grandeur, Monseigneur,
Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Pre, V, R. U. L. M.
MonTRÉAI, 2 mars 1891.
SON EMINENCE LE CARDINAL VICAIRE Lucipo MARIA PAROCGT,
À la Sacrée Congrégation de la Propagande.
EMINENTISSIME SEIGNEUR
L'intérêt que Votre Eminence porte à l’Université Laval, fera qu'Elle recevra avec bienveillance, je n’en ai aucun doute, le rapport que j’ai présenté dernière-
ment de mon administration universitaire à Mgr l’Archevêque de Montréal.
Ce rapport, entre autres choses, raconte les procédés qui ont amené l’union, vainement poursuivie depuis treize ans, entre l'Ecole de Médecine et de Chirurgie
LE
de Montréal et la Faculté de Médecine de l’Université Laval à Montréal, ainsi que la reconnaissance civile de la dite union.
Votre Eminence pourra y voir : 1° Quels efforts ont été faits pour obtempérer aux désirs du Saint-Siège ;
2° Que les décrets romains, dans leur essence et leur intention, ont été parfaitement sanctionnées par la loi du pays ;
8°’ Que les droits universitaires, loin d’être violés, ont vu leur avenir assuré à Montréal, d’une manière vraiement étonnante, vu les circonstances ;
4 Que les plus grandes précautions ont été prises pour ne pas froisser les susceptibilités les plus diverses ;
5° Que, en toutes choses, je n'ai agi qu’en communion intime avec l’épiscopat de la Province ecclésiastique de Montréal.
En conséquence, comptant sur la bienveillance de la Sacrée Congrégation de la Propagande dans la conduite de cette affaire délicate que m'ont confiée, et continuée encore tout récemment avec de nouveaux
témoignages de confiance, mes premiers supérieurs
Hors ic lats n ecclésiastiques (voir la lettre ci-jointe), je demeure
avec un profond respect et une haute considération, nouv( De Votre Eminence, diate:
Eminentissime Seigneur, la cor
Le très humble et très obéissant serviteur, mane
J. B. PROULX, PrRE, moné
plus |
ersité civile
ts ont ge;
ce et s par
iolés,
Lis Lnière
prises liver-
nmuU-
ésias-
ce de \ conée, et eaux rieurs neure on,
Les Évêques de la Province de Montréal, dans leur lettre par laquelle ils refusaient de
recevoir ma démission, voulaient bien m'écri-
L] A L re les paroles suivantes : “ L’Épiscopat de la
“ Province, en vous nommant Vice-Recteur, exprimait hautement la confiance qu’il reposait dans vos lumières, votre dévouement et votre prudence : cette confiance bien méritée n'a fait que s’accroître depuis, et il compte avec assurance que vous continuerez l’œuvre si bien commencée, si énergiquement poursuivie, quoiqu’elle fût très pénible et pleine de difficultés.” (Voir plus haut, No XXIX.) Or, de cette confiance, les illnstrissimes pré-
‘ts ne tardèrent pas à m'en donner une preuve
nouvelle, en me chargeant d'organiser immé-
diatement un conseil provisoire, et de veiller à
la constitution d’une “orporation financière per-
manente, qui prendrait en main les affaires monétaires de l’Université à Montréal. (Voir
plus loin, Nos XXXIV,XXXIX et XI.)
De leur côté, les prêtres distingués et les laïques éminents,dont la liste est donnée un peu plus loin (No XXXIV), tous amis dévoués de l’œuvre universitaire, en répondant à l’appel que je leur faisais au nom de Monseigneur l’Archevêque de Montréal, en consentant à unir leurs efforts aux miens, témoignent assez qu’ils sont d'avis que je ne travaille pas à l’encontre des vrais intérêts de l’Université.
Je donne ici l’organisation, les desseins et les premiers travaux de ce conseil d’affaires, afin de montrer que le sentiment général dans le public montréalais est de s’occuper, enfin, après de trop longues tergiversations, d’une manière sérieuse et pratique, de l’avancement et des progrès de l’Université Laval à Montréal, sous la direction de l’Episcopat de la Province, en respectant les droits de tous, malgré les subti-
lités intempestives de susceptibilités pointilleu-
ses et incurables.
Mons
J'ai une 8 pars dema ment revie rendr vos d plus chos nisat
Je meor Gran arriv été f:
nelle séjot moil de 1:
réal
MonTRÉAL, 16 février 1891.
À Mgr EpouarD CHARLES FABRE,
Archevèque de Montréal.
MoNSEIGNEUR,
J’ai été retenu toute la journée à l’Université par une succession de petites affaires non interrompue. Je pars pour les Laurentides, où je passerai la journée de demain, devant veiller à certains travaux de retouchement que M. Rioux doit faire au tableau deSt-Lin. Je reviendrai après demain, etje me ferai un devoir de me
rendre à l’Evêché ; alors, le gros de vos visites et de
vos dérangements sera passé et je pourrai vous parler plus à loisir des affaires de l’Université, entre autres choses, de la Commission qui doit s'occuper de l’organisation du syndicat financier.
Je viens d'écrire à Son Eminence le Cardinal Simeoni, et je termine ma lettre par ces paroles. ‘ Sa Grandeur Monseigneur l’Archevêque de Montréal, est arrivé jeudi le 12 du courant. La réception qui lui a été faite à l’église Notre-Dame était vraiment solennelle, enthousiaste. Il est revenu enchanté de son séjour à Rome et des Eminents Cardinaux: voilà au moins deux hommes, au Canada, qui sont contents de la $. C. de la Propagande, l’Archevêque de Montréal et celui qui a l'honneur de se souscrire avec la
plus haute vénération,...”—et de Votre Grandeur, je me souscris avec un profond respect,
Monseigneur,
Le très humble et très dévoué serviteur et fils,
J. B. PROULX, Pre.
MonTRÉAL, 21 février 1891.
M. l'abbé j. B. Prourx, Ptre,
Vice- Recteur de l'Université Laval à Montréal. M. re Vice-RECTEUR,
Comme vous avez souvent exprimé le désir d’avoir, pour vous aider, un conseil d’affaires; comme nous nous proposons de remettre les soins de l’administration monétaire de l’Université à Montréal à une corporation financière légalement organisée ; et comme il se présente actuellement plusieurs questions importantes à régler :
Nous vous invitons à former provisoirement un conseil d’affaires, qui vous aidera du fruit de ses études et de son expérience dans le règlement des susdites questions, ainsi que dans l’organisation légale de la ‘ Corporation financière de l’Université Laval à Montréal ”;
Et, dans ce dessein, nous vous conseillons de vous
Le Sémin:
logie ; Le R culté d L'hoi Droit ; Mr le decine M. le Médeci L'hot jaire de L'hor grands deux E Et M
LR
adresser aux Messieurs dont suivent les noms, les priant pour notre part de vouloir bien accepter de rendre ce service à une œuvre comme celle de l’Université catholique à Montréal:
Le Très Révérend L. D. A. Maréchal, V. G., doyen du Chapitre de Montréal ;
Le Révérend Z. Racicot, procureur de l’Archevêché de Montréal ;
Le Très Révérend L. Colin, supérieur du Séminaire de Montréal ;
Le Révérend Père Drummond, $. J., Supérieur du Collège de Ste-Marie à Montréal ;
Le Révérend M. Lecoq, $. S., directeur du Grand Séminaire de Montréal et doyen de la Faculté de théologie ;
Le Révérend M. de Foville, $. $., doyen de la Faculté des Arts;
L'honorable Juge Jetté, doyen de la Faculté de Droit ;
Mr le Dr J. P. Rottot, doyen de la Faculté de Médecine ;
M. le Dr W. H. Hingston, président de l'Ecole de Médecine ;
L’honorable M. Lacoste, sénateur, professeur titujaire de la Faculté de Droit;
L’'honorable Juge Pagnuelo, qui nous a rendu de si grands services dans la rédaction du bill d'union des deux Ecoles de Médecine ;
Et M. Barbeau, de la Banque d'Epargne, qui s’est
acquis une si belle réputation dans notre monde financier; Souhaitant de tout cœur que vous réussissiez dans l’organisation de ce conseil d’affaires,
Je suis votre tout dévoué serviteur,
Epouarp Cs, Arch. de Montréal.
MonTRÉAL, 21 février 1891.
L'honorable Juge L. JETTÉ, Doyen de lu Faculté de droit de l'Université L. A.