‹ Ma justification pour avoir fait triompher civilement les décrets romains au Canada [microforme]Chapitre 58 sur 76 · LETTRES · texte numérisé non relu

LETTRES

De Sa Grandeur Myr A. Racine, évêque de Sherbrooke, approuvant la conduite du Vice-Recteur, depuis le 17 novembre 1890 au 2 mars 1891.

EÉVÊCHÉ DE SHERBROOKE, 17 novembre 1890.

M. l'abbé J. B. Prourx,

Vice-Recteur, Québec.

M. ze Vice-RecTEuUR,

Je vous remercie de l’abrégé succinct des principaux événements de la semaine au sujet de l’Union.

J'espère que la réponse du Cardinal Simeoni sera favorable ; même avec cette lettre, si elle est favorable, il faut vous attendre à des difficultés imprévues.

Cependant il faut marcher de l'avant. Quant aux appréhensions des amis de l’Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, je vous avoue ne pas les comprendre. Tout de même, je crois que vous avez agi sagement en accordant à l'Ecole le choix du vingttroisième membre de la Faculté médicale.

Mais il ne faudra point pour aucune raison laisser entamer les points fondamentaux de l'Union, tels qu’exprimés dans le Bill.

Supposant que votre lettre et celle du Dr Paquet

sont des copies, je les garde ; si je suis dans l'erreur, je me ferai un devoir de vous les transinettre.

Je vous souhaite succès et courage. Veuillez agréer, Monsieur le Vice-Recteur, l'expression de mes bien dévoués sentiments.

+ ANTOINE, Év. de Sherbrooke.

ÉVÊCHÉ DE SHERBROOKE, 23 novembre 1890,

M. l'abbé J. B. Prourx, V. R.,

Québec.

Mon cHER MONSIEUR,

Merci de votre lettre de résumé des travaux de la semaine ; je viens de signer le document et je l’expédie de suite à Mgr Moreau.

Je vois avec plaisir que les choses marchent rapidement et sûrement; mais que ditss-vous de l’autre bill qui est présenté ou qui sera présenté par les dissidents, M. Durocher et autres ? J'espère que ce bill n'ira pas loin, et que nos catholiques législateurs suivront la direction sage et haute donnée par le St-Siège.

Je vous souhaite un passage de la mer Rouge aussi heureux que celui de Moïse ; tout de même soyez sur vos gardes, car l’armée de Pharaon vous suit de près.

Avec l’assurance de mon sincère attachement,

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EVÊCHÉ DE SHERBROOKE, 8 décembre 1890.

Au Révérend J. B. Proulx, V, R, U, L. M.

Mon CHER MonNSIEUR,

J’approuve la réponse que vous avez faite aux médecins de la Faculté Laval ; ils ont tort de s’alarmer. car les Evêques de la Province de Montréal manque-

raient à leur devoir, s'ils négligeaient de protéger

leurs droits et d’entendre leurs réclamations. Oui, et je suis persuadé que c’est le désir de Mgr l’Archevêque et de Mgr Moreau que la Faculté Laval soit sur le même pied que l'Ecole, et que justice égale soit rendue à tous.

Maintenant, rendons grâce à Dieu de tout notre cœur, et demandons-lui de consolider ce qui est fait, Il reste beaucoup à faire ; mais je compte, avec mes confrères évêques, sur votre prudence, votre habileté et votre dévouement. Je vous remercie de tout cœur de tout ce que vous avez fait pour l’Union des deux Ecoles de Médeci:.e de Montréal ; vous avez réussi audelà de toute espérance, malgré les obstacles et les difficultés qui surgissaient de tous côtés.

Ainsi, je vous offre mes plus sincères félicitations ; vous avez travaillé sicut bonus miles Christi.

En attendant le plaisir de vous \oir, veuillez agréer l'expression de mes sentiments dévoués et reconnais-

sants.

+ ANTOINE, Ev. de Sherbrooke,

EVÊCHÉ DE SHERBROOKE, 3 janvier 1891.

Révérend J. B. Prouix,

Vice-Recteur de l'Université Laval.

Monsieur LE Vice-RECTEUR,

Je vous remercie de vos bons souhaits à l’occasion de la nouvelle année.

En retour, veuillez accepter les vœux que je forme pour votre bonheur. Que le bon Dieu vous donne santé et courage: la bataille n’est pas encore terminée, je veux dire la dernière; le champ de bataille a été glorieux pour vous, Monsieur le Vice-Recteur, et je vous félicite de nouveau de tout mon cœur.

Avec votre lettre, j'ai reçu : 1° la copie d’une léttre

au Cardinal Simeoni ; 2° la copie d’une lettre confidentielle à Mgr Jacobini; 3° la copie a une lettre de résignation ; 4° la copie d’une autre lettre de résignation ; 5° votre lettre donnant les motifs qui militent en faveur de votre résolution.

Heureusement pour les évêques de la Province de Montréal, votre lettre plaide contre vous, et en notre faveur ;

Je ne crois pas que les évêques consentent à remplacer un général brave, expérimenté et victorieux par un soldat quelque brave qu’il soit.

Nous parlerons de cette grave affaire à Montréal au retour de Monseigneur l’Archevêque.

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Je suis un des trois Evêques qui a promis, le 13 octobre 1889, d'assister à la consécration de votre église, qui brille comme un clou jaune. Je tiendrai parole.

En attendant le plaisir de vour voir, veuillez agréer, Monsieur le Vice-Recteur, l'expression de mes sentiments dévoués et affectueux.

ANTOINE, Ev. de Sherbrooke.

EVÊÈCHÉ DE SHERBROOKE, 16 février 1891.

M. l'abbé J. B. Prourx, Ptre, curé de St-Lin, Vice-Recteur de L'Université Laval à Montréal. M. LE Vice-RECTEUR,

Le 13 février 1891, à ‘'archevêché de Montréal, les Archevêque et Evêques de la province ecclésiastique ont pris en sérieuse considération la lettre que vous leur avez adressée le 31 décembre 1890, et dans laquelle vous les priez d'accepter votre démission comme Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal.

Je suis chargé de vous dire qu'ils apprécient les nobles motifs qui vous ont déterminé à offrir votre démission comme Vice-Recteur, mais que, dans les circonstances présentes, ils ne peuvent se rendre à votre désir. En acceptant votre démission, les évêques sont convaincus qu'ils feraient un acte très préjudiciable aux intérêts de l’Université à Montréal.

L'épiscopat de la province, en vous nommant Vice- Recteur, exprimait hautement la confiance qu’il reposait dans vos lumières, votre dévouement et votre prudence; cette confiance bien méritée n’a fait que s’accroître depuis, et ils comptent avec assurance que vous continuerez l’œuvre si bien commencée, si énergiquement poursuivie, quoiqu’elle fût très pénible et pleine de difficultés.

L’épiscopat de la province n'a qu’une voix pour reconnaître les services éminents que vous avez rendus à la grande cause de l’Université à Montréal.

Continuez donc votre œuvre, sicut bonus miles Christi, sous la direction et la protection de l’épiscopat ; continuez-la avec le même dévouement et un égal succès, pour la consolidation et la prospérité de l’Université à Montréal, par amour pour notre pays et pour la plus grande gloire de Dieu.

Veuillez agréer, M. le Vice-Recteur, l'expression de mes dévoués sentiments en Notre-Seigneur.

ANTOINE, Ev. de Sherbrooke,

Secrétaire.

SHERBROOKE, 2 mars 1891.

Révd. J. B. Prourx, Ptre, V, R. U. L, M.

M. Le Vice-RECTEUR,

Votre lettre du 28 février 1891 m'a causé un sensible plaisir, elle me confirme dans l’espérance qu'avec

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pour re- 2 rendus

les Chrisiscopat ; un égal de l’'Unis et pour

n sensiqu'avec

la grâce de Dieu, et le judicieux concours des honorables membres du ‘‘Conseil d’affaires,” l’Université Laval à Montréal aura enfin des jours de paix et die prospérité.

T1 est sans doute très regrettable que le Révd Père Drummond et M. Barbeau soient empêchés, par des raisons majeures, de faire partie du Conseil, maïs j'ai pleine confiance dans les Messieurs qui composent le dit Conseil...

L’autre affaire, celle de la construction, sera plus épineuse, maïs je suis persuadé que l’on suivra, pour cette patriotique entreprise, la leçon donnée par notre divin Sauveur: ‘‘ Quis enim ex vobis, volens turrim ædificare, non prius sedens computat sumplus qui necessarii sunt si habeat ad perficiendirm.”

Lorsqu'une idée, dit de Maistre, née dans ume tête saine qui surmonte un cœur droit, a de plus été examinée par quatre au cinq hommes de poids, elle me saurait plus être absurde ni condamnable ; elle ne peut être simplement que désapprouvée, maïs c’est bien différent.

Je vous souhaite, de nouveau, succès et courage ; soyez comme le fils bien-aimé du patriarche Jacob : ‘€ flius accrescens Joseph, filius accrescens.”

Avec l'expression de mes dévoués et affectueux sen-

timents,

Ÿ Axrorne, Ev. DE SHERBROOKE.

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