‹ Ma justification pour avoir fait triompher civilement les décrets romains au Canada [microforme]Chapitre 60 sur 76 · V. R. U. L., Québec · texte numérisé non relu

V. R. U. L., Québec

Mon cHER MONSIEUR,

Je vous transmets le document ci-joint qui vient de m’arriver de Sherbrooke.

Grand merci de toutes les informations que vous avez bien voulu me donner dans votre dernière du 21 courant.

Le National fait feu et flamme contre :2 bill de l'Ecole, et il fait l'honneur à tout le monde, méme au Vice-Recteur, de figurer dans ses colonnes à propos de notre lettre collective. Il me l’a fait adresser à tous les députés de Québec, tandis que je ne l’ai adressée qu'aux députés et aux conseillers législatifs de mon diocèse, avec une lettre pour les engager à appuyer le bill.

C’est cette semaine que le pauvre Bill va passer par le creuset des comités. Puisse-t-il en sortir sain et

sauf! Serez-vous là pour le protéger et l'empêcher d’être mis à mort ?

Toujours votre bien dévoué en Notre-Seigneur,

+ L. Z., Evêque de St-Hyacinthe.

ST-HYACINTHE, 80 novembre 1890.

Révérend M. ProuIx, V. R. U. L. M., Québec.

MoN CHER MONSIEUR,

J'ai reçu vendredi soir votre télégramme m'apprenant l’heureuse passation du Bill de l'Ecole, et ce matin je reçois votre lettre d’hier avec copie des deux que vous avez adressées à Son Éminence. Grand merci pour le tout, et mes plus sincères félicitations pour le beau succès que vous avez remporté.

Vos deux lettres au Cardinal sont fortes et dignes en même temps. Elles ont eu leur effet providentiel comme le prouve la magnifique et tout édifiante déclaration que Mgr Paquet a faite devant le comité des LT A NA OP DES ME RO SR 2 EU TI

Que d’actions de grâces ne devons-nous pas au Ciel pour le succès final de cette mesure si importante! Et comme, à Rome, on va être content d’apprendre cette consolante nouvelle !

J'ai reçu votre envoi de ce matin tout décacheté, comme vous le verrez par l'enveloppe qui m'est arrivée telle que je vous la renvoie. Il y a eu indiscrétion quelque part, peut-être intention de vol: la lettre était grosse et pouvait contenir des valeurs.

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J'ai toute confiance que le Bill passera sans encombre au Conseil.

Vous serez là en tout cas pour le surveiller.

Toujours votre bien dévoué en N.-$,,

f L.2,, Ev. de St-Hyacinthe.

Sr-HYACINTHE, 9 décembre 1890.

Au Révérend J. B. Proui.x, V, R. U. L. M.

Mox cHER Monsreur,

J’ai reçu avec reconnaissance télégramme et lettre, m'annonçant l’heureuse passation de notre cher bill au Conseil législatif. Il a fallu que l'épreuve l’étreignît jusqu'à la fin. Il n’est pas mort: tout au contraire, il est plein de vie, grâce aux soins empressés que vous lui avez donnés, et au travail constant que vous vous êtes imposé. Il est bien votre enfant, et votre enfant de douleur.

Il va sans dire que j’approuve le modus que vous avez choisi pour pacifier les quelques inquiets de la Faculté de Laval.

Comme on a dû être content à la Propagande d’apprendre l’heureuse réussite du hill. Mgr Jacobini s’est empressé, sans aucun doute, de porter cette belle

nouvelle au Vatican. Et Mgr l'archevêque de Montréal

doit voir avec bien du plaisir se terminer une affaire qui lui a causé tant de malaise et d’ennui.

Espérons que, maintenant, les choses vont bien marcher, et que l’œuvre de Laval à Montréal va devenir très prospère, grâce à l’union des esprits et des cœurs, qui va s'établir plus fermement que jamais sur cette question.

Croyez-moi bien sincèrement,

Votre tout dévoué en N.-8.,

Ÿ L. Z., Evêque de St-Hyacinthe.

ST- HYAOINTHE, 2 janvier 1891.

Révérend M. Prourx, V. R. U. L. M.

Mon CHER MONSIEUR,

J'ai reçu la vôtre du 31 décembre dernier, avec les cinq documents qui y étaient joints. Merci de cet envoi et de vos bons souhaits à l’occasion du nouvel an.

Vous avez si bien rempli jusqu’à présent votre important office de Vice-Recteur, qu'il ne peut venir à la pensée des Evêques de la Province d’en mettre un autre à votre place. Pour ma part, en tout cas, je ne consentirai pas à ce que vous abandonniez le champ de bataille. La lutte du reste ne sera pas formidable comme par le passé ; il m'est avis même que

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vous n'aurez plus que des douceurs à goûter. J'ai la confiance que si les Evêques, comme je le pense bien, tiennent à ce que vous restiez au poste, vous ne ferez pas d’instar :s pour le laisser, et que vous vous résignerez à continuer de vous immoler pour cette grande cause.

Quant à la promesse d’assister à la consécration de voire église, je tiens à l’accomplir. Mais, je vous prie de faire en sorte que cette cérémonie n'ait pas lieu du commencement de juin à la mi-juillet, temps de la visite pastorale,

Avec mes bien affectueux souhaits de bonne année, je demeure bien sincèrement,

Votre tout dévoué en Notre-Seigneur,

#7, Z., Ev. de St-Hyacinthe.

Sr-HYaAcINTHE, 21 février 1891.

Révd J. B. Prourx, Ptre, V. R. U, L. M.

Mon CHER MonSIEUR,

J'ai reçu les deux exemplaires de votre Rapport en réponse au Rapport fait en septembre dernier aux Archevêques et Evêques des trois provinces, par Mgr B. Paquet, Recteur de Laval à Québec. Mon plus affectueux merci pour cet envoi, et mes plus sincères

félicitations pour le succès que vous avez remporté à cette occasion.

C’est la récompense de votre dévouement à notre cause et à celle du Saint-Siège, de votre calme et de votre esprit de justice dans le traitement de cette grave question depuis que vous l’avez faite la vôtre, pour rendre service à l’épiscopat de la Province et à l'éducation universitaire dans le pays. Vous avez fort bien mérité de la religion et des Evêquns, et continuez à vous dévouer pour cette grande œuvre: ce qui vous attirera notre gratitude la plus vive, et des mérites surabondants pour le ciel...

Croyez-moi comme toujours votre bien dévoué et reconnaissant en Notre Seigneur,

+ L. Z., Ev. ST-HYACINTHE,

ST-HYACINTHE, 2 mars 1891.

Révd J. B. Prourx, Ptre, V. R. U. L. M.

Mon CHER MoNSIEUR,

J'ai reçu la vôtre du 28 dernier et je me réjouis bien sincèrement de votre succès dans la formation du ‘ Conseil d’affaires ” qui va vous aider puissamment, il faut l’espérer, à faire marcher les choses bien, vite et sûrement. Le Ciel bénit visiblement tous vos pas et démarches pour Laval; c’est bien un signe qu’il

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vous veut là, et que vous êtes son aide pour conduire à la prospérité cette grande œuvre, qui tient tant au cœur du Saint-Père, et qui est l’objet d’une prédilection toute particulière de la part des Évêques de la province de Montréal.

Vous nous êtes d’un secours tout providentiel dans la poursuite de cette entreprise majeure, confiée à notre sollicitude ; aussi vous pouvez croire que tous nous vous sommes les plus reconnaissants et que nous ne cessons de prier le Seigneur de vous récompenser largement de vos travaux et de votre dévouement pour cette cause si glorieuse à la religion...

Toujours votre bien dévoué et reconnaissant en Notre-Seigneur,

1 L. Z., Ev. De Sr-HyaciINrHe.

DOCUMENT N° XVIII Les Trois-Rivières, 6 février 1891.

Révd J. B. Prour.x, Vice-RECTEUR

de l'Université Laval à Montréal.

MowstrEUR LE Vice-RECTEUR,

Vous auriez dû recevoir plus tôt la présente pour vous féliciter de l’excellent travail que vous avez fait en faveur de la cause universitaire qui touche à de si

grands intérêts, tant au point de vue religieux que national. Je me fais un devoir de vous féliciter du

courage, de la perséverance et de l’habileté diplomatique avec lesquels vous avez conduit cette épineuse affaire et du succès complet qui a couronné ces généreux efforts. Vous avez exposé la situation dans toute sa pénible réalité; vous en avez indiqué la gravité et signalé les écueils, et, à ce mal presque désespéré, vous avez suggéré le seul remède capable d’en opérer efticacement la guérison, le respect de tous les droits avec le maintien de la liberté des deux sièges universitaires et de l'unité de la haute direction.

Vous avez, par là, rendu un immense service à l’Eglise du Canada, et à notre nationalité dont elle est le plus ferme soutien ; car c’est de ces deux institutions que sortira surtout la classe dirigeante de la société, soit dans l’ordre religieux, soit dans l’ordre civil. Avec mes félicitations, je vous prie donc d’agréer mes meilleurs remerciments..….

Un septième mémoire sur ce qui s'est passé jusqu’à la reconnaissance civile de l’Union de nos deux Ecoles de médecine par l'adoption de la loi qui a été passée à cet effet pendant la dernière session de la Législature, serait du plus haut intérêt, et le couronnement historique de l’œuvre si importante à laquelle vous avez consacré tant de travail et de sacrifices, et que le bon Dieu a bénie si visiblement. Je vous prie d'agréer l’assurance de ma considération distinguée et de me croire,

Votre dévoué serviteur in Christo,

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