CHAPITRE IV
Négociations entre la Chine et la Grande-Bretagne pour la révision de la convention sino-birmane du l^i" mars 1894. — Nouvel accord entre la France et la Chine en complément des conventions du 20 juin 1895 (12 juin 1897). — Efforts et démarches du gouvernement allemand pour obtenir des avantages en Chine et notamment la concession d'un port. Les tentatives du baron Heyking.
Tandis que la France et la Russie consolidaient et développaient leur influence à Pékin grâce à la politique dont Li Hong-tchang était dévenu, pour la Chine, le représentant avisé et tenace, l'Angleterre et TAUemagne essayaient, Tune de récupérer la situation antérieure au printemps de 1896 et de réparer quelques-uns des dommages qu'elle estimait avoir soufferts, l'autre de recueillir un peu plus de fruit du service qu'elle avait rendu à la Chine après la paix de Shimonoseki et de se créer en Chine une situation sinon égale, du moins analogue à celle que s'étaient faite la France et la Russie. Les gouvernements britannique et allemand, bien qu'ayant adopté et suivi à l'égard de la Chine, au printemps de 1895, une ligne de conduite tout à fait différente, avaient au fond tendance à se rapprocher, parfois môme à s'unir, pour résister au progrès que faisait en Extrême-Orient, comme ailleurs, la politique de l'alliance franco-russe. Le cabinet Salisbury, qui avait succédé à celui de lord Rosebery, avait gardé vis-à-vis de la politique allemande, depuis son retour aux affaires, la