‹ Ma soeur et ma place; comédie-vaudeville en un acteChapitre 7 sur 27 · ER1SE»T · texte numérisé non relu

ER1SE»T

A l'embrasser eh! quoi! tu te décides?..

ANDUÉ.

Je suis Fiançais, mon pays avaut tout !

ERNEST. lien coûte quelque fois pour servir son pays.

ANDRÉ. Je porte des marques de ma gloire... les femmes me pincent, les maris me donnent des coups de poingt, les amoureux des coups...

ERNEST. De canne?

ANDRÉ. Non, non, des coups de bâtons. ..c'est moins noble... mais je m'en moque... je soutiens l'honneur national.

ERNEST. Quel patriotisme!

ANDRÉ. Oui c'est du patriotisme... en bâton... voyons, monsieur, ayez-en aussi un peu, je vous en prie... ou déclarez votre amour à mademoiselle Mina , oufaitts comme moi, étourdissez-vous... séduisez, séduisez... jcttez le trouble dans les fa-

milles ou dans le cœur des jeunes filles... je ne lais que ça du matin au soir... moi. Voyez plutôt mes tablettes...

ERNEST. C'en est assez, André!.. Puisque -vous avez deviné mon secret... rappelez-vous qu'il ne doit jamais sortir de votre bouche et dépêchez-vous de faire mettre les chevaux à la voiture.

ANDRÉ. Comment, monsieur, v'ià comme vous écoutez mes conseils?

ERNEST. Pas un mot de plus, je veux partir... [J part,) C'était sa femme!., ahl il ne m'est plus permis d'y penser.

Il sort.

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