MINA, ANDRÉ
MINA. C'est vous, André! (À part.) J'ai toujours envie de rire quand je voir cette figure-là.
ANDRÉ, se redressant. C'est singulier... elle ne me regarde jamaissans rire... Je lui r' viens c'est sûr... si j'étais s(!ulement d'une classe mitoyenne. (À Mina.) Mademoiselle c'est donc pour vous prier d'accorder à votre serviteur, la faveur d'une minute en particulier, [yé part pendant que Mina rit.) Oh !.. en v'ià un' qu'est tournée de phrase... elle rit encore... c'est qu'il faut s' soigner ici.
MINA. Monsieur André, je suis à vos ordres.
ANDRÉ. Au ronlrairc... «î'est moi... [À part.) Voyonsd'abord *ti elle en lient pour mon maître... tAtons l' terrain.
MINA- J'nltends... parlez.
ANDRÉ. Avant tout je vous prie de me promelti(; que mon m;iilre ne saura janiais ce que je vas vouscoriununitjucr.
MINA. Soyez- tranquille.
ANDRÉ. Fh bien! madame apprenez que M. Ernest... MINA. M Ernest?
ANDRÉ. Il est bien malheureux.
MINA. Malheureux, lui... et quelle est la cause? ANDRÉ. L'amour !
MINA, fesant un mouvement. L'amour?..
ANDRÉ, à part. Elle a frémi, elle en tienl? MINA. Lui, amoureux. .0 il vous l'a dit? ANDRÉ. Non, madame, oh! non... mais ça m'est apparu clair comme le jour...
Air : Abonnés de t' Opéra-Comique.
L'amour le tient des pieds jusqu'à la tête ; Dans ce pays il se cruit en péril Contre les bumnies il tempête.