‹ Ma soeur HenrietteChapitre 3 sur 3 · SŒUR BEN KM. I I I · texte numérisé non relu

SŒUR BEN KM. I I I

corruption. 0 cœur où veilla sans cesse une si douce flamme d'amour; cerveau, siège d'une pensée si pure; yeux charmants où la bonté rayonnait; longue et délicate main que j'ai pressée tant de fois, je frissonne d'horreur quand je songe que vous êtes en poussière. Mais tout n'est ici-bas que symbole et qu'image. La partie vraiment éternelle de chacun, c'est le rapport qu'il a eu avec l'infini. C'est dans le souvenir de Dieu que l'homme est immortel. C'est là que notre Henriette, à jamais radieuse, à jamais impeccable. vit inille fois plus réellement qu'au temps où elle luttait de ses organes débiles pour créer sa personne spirituelle, et que. jetée au sein «lu inonde qui ne savait pas la comprendre, elle cherchait obstinément le parfait. Que son souvenir nous reste comme un précieui argument de ces vérités éternelles que chaque \ic vertueuse contribue à démontrer. Pour moi, je n'ai jamais

Jouté de la réalité de l'ordre moral; mais je vois maintenant avec évidence que toute la logique du système de l'univers serait renversée, si de telles vies n'étaient que duperie et illuvon.

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