‹ Ma tante Aurore opéra [comique en deux actes.]Chapitre 12 sur 59 · JULIE. MARTON · texte numérisé non relu

JULIE. MARTON

Marion, Savais-{n que Monsieur m ent de + Vous la connaissez bien. Nr: mandée en mariage? dULIE.

MARTON Paix done.Marton. 4 /ulsain. Continuez, de ne le sais que de Frontin, Mademoiselle, de grace. ’ mais ne disputons pas, aceordoris-nous plutôt. | VALSAIN. ils sont constants. nous sommes fidèles, ainsi. de passai quelque fems à mettre, dans mes personne n’a tort; l'amour nn connaît d'antres allaires de garcon, l'ordre qu’exigeait un chan

que le changement . gement detat; j’obtins l'aveu de mon onele

VALSAIN. Valeouit,et ponr donrer plus de poids à ma - Se peut il que votre tante ne vous ait proposition, ee fus Ini que je cyns convenable point fait part de ma demande? d'en charger. ÿrant son porté feuille. Voici JULIE. la lettre où il me rend la réponse qu'on lor Da tout: mais pour expliquer sa conduite, a faite. il faut que je sache bien d'abord celle que vous JULIE. s avez tenne. Voyons. Permettez vous?

VALSAIN VALSAIN.

Elle est tonte simyle. de crains que vous n’y trouviez votre tan. MARTON. te un pen maltraitée: cest le style d'un marin Tant pis! fâche VALSAIN. JULIE. È Comment done? N'importe, donnez. elle lit. 6 MARTON. «La tante Aurore nous à refuse net, ainsi, C'est que notre tante à nn faible pour venge tui de cette vieille folle comme tu l'en. les choses extraordinaires. tendras, mon cher Valsain, j approuve tont;mais, el LIE pour que tn ne m'accuses jas d'avoir mal ma . Poursuivez nweuvré, je t'envoie coyie de ma lettre, et de VALSAIN. 2 | sa réponse." > Mademeille de Cermont. Je m'étais fait. de vons voir a Paris, une Mademoiselle, vous avez une nièce qu'on dit habitude bien douce et dont je ne connus moi- charmante et fort bien élevée, j'ai un neveu -mème tonte la force qu'après vons avoir perdue: qui n'est pas mal et qui aura trente mille je sentis alors que j'etais amoureux . tuot livres de rente, si vous voulez donner votre de bon, et résoln de vous demander en ma- nièce à mon neveu. vous l'obligerez beau riage. conp,ainsique votre serviteur.

AULIE rranr. VALCOURT ah! Le Lucien capitaine de Laissegu. v”

Heponse. * Monsieur, votre nevén ne eon.

MARTON

Évienut pas du tout à ma nièce, je suis votre Et elle est difficile sur cet article.

servante, AURORE DE GERMONT VALSAIN.

FRONTIN. Et que ne men avez-vous averti à Parvis? Leur style est net et préeis. G AULIE.

VALSAIN Sans doute, il était tout simple de vous dire:

La AS 4 . . . x + .

Deésespere de cette réponse. que je Supposais Monsieur dans le eas où vous seriez bien aise de

écrite, non sons votre dictée, mais au moins de m épouser, voici comme il faudrait vous y prendre. votre aveu, je suis arrié.hier chez mon ouele, VALSAIN.

résolu de vous voir à quelque prix que ce fut. Non,pas absolument mais en en parle dune

«IULIE. manière indirecte. °

Eh bien, me voila;:mais que faire? FRONTIN.

MARTON

Dire à Monsieur d'où vient le mal pour mieux

Oui, comme Marton m'avait parlé de vos promenades du matin.

s'entendre surles moyens de le réparer. MARTON. VALSAIN.

Et d'on vient 11.

MARTON

D avoir été trop: sage.

Mauvais plaisant!

VALSAIN.

Aujourd'hui du moins, vous consentez à minstruire s JULIE. ÿ VALSAIN. De tout mon coeur, 11 suffi de vous faire Moi? le portrait de ma tante, MARTON. : MARTON.

Et je m'en charge.

FRONTI.

Il ne sera pas flatté.

Trop mesure dans vos démarches.

> FRONTIN

Eh bien, si tout ce guérit par son contraire lenemède est simple. d MARTONY.

j VALSAIN. Le titre de nièce vous gènerait . Aurore * Et facile pour moi,je réponds de tout:mais encore.

MARTON

de Germond ne s'est jamais mariée parce que la seule passion quelle ait eue à tourné mal Ah! parce que vons avez un nom, de la for heureusement, et que le mariage sans passion 2tune,du merite et de la figure, parce que toutes est, dit elle, une Horreur! Moitié exaltation les convenances $ y trouvent, vous eroyez bon moitié faiblesse, sa tête a un peu souffert du nement qu’on vous donnera Mademoiselle. mauvais succès de ses amours FRONTIN. JULIE.

Ah! Marton!.… MARTON.

Oui, oui, Mademoiselle, et les romans qu elle

Eh, que diable vous faut-il done de plus?

MARTON

Être un héros.

VALSAIN. | se fait live tant que le jour dure, achéveront

Un: héros? de la lui faire tonrner. Elle croit à la fatalité MARTON. aux rèves, à la sy mpathie, aux pressentimens,

De romais... oui, Monsieur, vingt autres | aux coups de fondre,aux revenans, à la cons partis, à qui il ne manquait que cela ont été | tance, à tout ce qu'il ya d'incroyable. Enfiu, les vefusé avant vons: ah! ce n’est pas chez nous | premières impressions sout tont pour elle,et une

quon fera des mariages de convenance.

fois prévenue pour ou contre, elle persiste avec JULIE.

Llest vraiqne martante, qui a la tète un peu

| une obstination qu’elle donne pour du earactère et qui n'est que de l'entètement . Telle est, Mon vomanesque,a souvent népété qu'elle ne me don sieur, celle dont nous dé endons cumme nièce nerait qu'a l'homme en quielle auraif reconnu cumme pupille, et comme unique hériticre.

tons les symptômes d'une grande passion.

FRONTIN. L

Ge dernier titre merite des égards.

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