‹ Ma vie. II, 1842-1850Chapitre 276 sur 276 · RETOUR A ZURICH · texte numérisé non relu

RETOUR A ZURICH

rhonneur de Herder. Et presque en même temps, il m'arriva aussi une lettre de Mme Ritter qui me priait de ne pas prendre trop à cœur cette malheureuse histoire de Bordeaux, qu'elle connaissait parfaitement.

Lorsque Cari revint de Zurich, il me conta avec beaucoup d admiration la conduite de ma femme, qui avait fait preuve d'une remarquable énergie. Ne m'ayant pas trouvé à Paris, elle était retournée à Zurich et avait (suivant le désir que j'en avais manifesté autrefois) loué un petit logis tranquille au bord du lac. Elle l'avait installé avec son ingéniosité habituelle et demeurait là dans l'espoir qu'un jour je lui donnerais enfin un signe de vie. Sulzer, paraît-il, avait témoigné une grande sympathie à Minna et lui avait aidé avec bonté et intelligence.

Et soudain Cari s'écria : « Ah ! parlez-moi de ces gens-là ! . C est autre chose que ces folles Anglaises !» Je ne soufflai mot. Finalement, je lui demandai en souriant si par hasard il aurait envie de se fixer à Zurich. Il bondit : « Oh I oui, plutôt aujourd'hui que demain I — Que ta volonté s'accomplisse ! répondis-je. Faisons nos paquets ; aussi bien, que nous soyons ici ou que nous soyons là, peu importe ! »

Sans autres paroles sur ce sujet, nous partions le lendemain pour Zurich.

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