‹ Ma vie. III, 1850-1864Chapitre 257 sur 376 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

De nouveau ma route me conduisit à travers la Thuringe et me fit repasser au pied du Wartbourg qui se trouva ainsi mêlé de façon singulière à mes retours en Allemagne ou à mes départs de ce pays. A deux heures du matin, j’arrivais à Weimar et le lendemain, en m installant dans la chambre qui m avait été réservee à l’Altenbourg, Liszt me faisait remarquer avec intention que je me trouvais dans l’appartement de la princesse Marie de Wittgenstein. Ces dames n’étaient plus là pour nous recevoir. La princesse Caroline était à Rome; sa fille était à Vienne, mariée au prince Constantin de Hohenlohe. Il n’était resté à l’Altenbourg que la gouvernante de Marie, miss Anderson, qui devait aider Liszt à faire les honneurs. Du reste, on allait mettre la maison sous les scellés; le jeune oncle de Liszt, Édouard, était même arrivé de Vienne pour faire l’inventaire de toute la propriété. Une grande hospitalité n’en régnait pas moins au château où logeaient la plupart des musiciens venus pour cette fête. Deux des principaux invités, Bülow et Cornélius, étaient déjà là. Tous les artistes, y compns Liszt, étaient coiffés de casquettes de voyage et je com-

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