‹ Ma vie militaire 1800-1810Chapitre 10 sur 190 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

traces comme j'ai suivi celles de mon père. Je leur recommande surtout de toujours se comporter avec honneur et probité, de chérir leur patrie, de la bien servir et, au besoin, de la défendre contre ses ennemis. »

Chevillet avait trop peiné. I] vieillit vite. A quarante-neuf ans, il dut quitter le bureau de l'octroi, son écriture devenant tremblée et incertaine. (On s’en aperçoit aux dernières pages de son manuscrit.) On lui rendit l'emploi de garde champêtre qu'il avait exercé de 1810 à 1815. « C'est, dit-il, le métier qui me convient le mieux. » Mais il ajoute avec mélancolie : « Malheureusement je n'ai pas la même activité qu'il y a vingt ans. Les années se passent en travaillant à élever notre famille. Nous sommes heureux autant qu'on le peut être dans notre modeste position. Nous avons la paix du cœur. » Ce sont les dernières lignes de son manuscrit.

Chevillet mourut le 2 février 1837. Lui-même avait rédigé son épitaphe :

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