‹ Ma vie militaire 1800-1810Chapitre 9 sur 190 · PRÉFACE XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIII

bien légitime de ne pouvoir suflire à tant de charges, ne l'empèchera pas, comme on va le voir, de très bien accueillir un sixième enfant :

«6 nov. 1834. Ma femme accouche encore d'une jolie petite fille bien vivante, bien portante qui fut nommée Clémence et qui vient faire le nombre sir de mes enfants... Nous pensions bien l'élever comme les autres. Moi ct ma femme sommes courageux. Avec de la patience on vient à bout de lou ; mais le destin en ordonna autrement. Une mauvaise maladie, que le médecin nomma gaslroentérite, nous enleva notre petite Clémence le 21 mai 1835. I1 nous fut impossible de la sauver. Cetle perte nous fut très sensible. » — « 10 avril 1836. Ma femme me fit encore papa d’une petite fille que nous avons nommée Pauline et qui vient remplacer notre Clémence. Puisque notre destinée veut que nous élevions six enfants, qu'elle vive comme les autres pour nous tourmenter. Nous leur ferons tout le bien que nous pourrons. La Providence fera le reste. »

Afin d'aider la Providence, qui ne donnait toujours que 1 200 francs pour huit bouches à nourrir, Mme Chevillet ouvrit à Pontoise une petite boutique de lingerie. Pour Chevillet, il employait à l'instruction de ses enfants le peu de temps que lui laissait son service à l'octroi. « Je suis leur maître d'école, dit-il. J'en ai la patience et J'en vaux bien un autre que je paicrais. de les commence par les premicrs éléments... Je mourrâi heureux si je vois mes enfants s'élever avec de bonnes dispositions. Qu'ils suivent mes

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