‹ Ma vocation socialeChapitre 17 sur 103 · II. ASPIRATIONS chui.tik.vm.s ET SOGXA · texte numérisé non relu

II. ASPIRATIONS chui.tik.vm.s ET SOGXA

Par ordre du gouvernement, les commandants de corps d'armée avaient, durant le combat, dirigé sur Versailles un très grand nombre de prisonniers. Ce fut, pour le dire en passant, une très lourde faute, dont M. Thiere doit porter la responsabilité.

Après la victoire, s'il était juste de condamner les chefs du mouvement, les organisateurs des incendies et du massacre des otages, qu'on avait pu ou bien voulu saisit-, il était inutilement cruel et souverainement impolitique de prolonger en quelque sorte la guerre civile, en entassant dans les prisons une multitude de misérables, plus inconscients que coupables. 11 y en eut ainsi environ trente mille. Ce chiffre est devenu légendaire : on l'applique ordinairement aux victimes de la semaine sanglante, pour en augmenter l'horreur. Rien t plus faux. Elles furent tout au plus de six à sept mille, en y comprenant nos soldats. Mais il est bien vrai que le nombre des prisonniers fut à peu près celui-là.

Beaucoup furent déportés, et leur châtiment, souvent excessif, contribua ment à entretenir dans le peuple

de Paris le ferment des haines sociales.

M. Thiers gardait l'esprit de la bourgeoisie de 1830; il n'aimait pas le peuple, et sa politique était envers lui sans générosité. Jl avait avec une admirable énergie, dans les circonstances les plus difficiles, préparé, 01 pisé la défaite de l'insurrection parisienne: mais il était incapable d'en borner la répression aux exécutions nécessaires.

Au milieu du combat, tt s'éloigner ces longues

colonnes de captifs, nous avions, mon ami et moi, senti nos cœurs se serrer; ce fut bien pis quand parvint à nos oreilles l'écho de leur interminable procè

Pour les juger, on avait créé vingt conseils de guerre. Les officiera qui y furent attachés étaient nombreux ; car ils n'y remplissaient pas seulement les fonctions de juges; ils étaient également rapporteurs, commissaires

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