IV. LE 'I RGUE i>r la I i i.\ il 1.1 ÎO.'I
L'abbé Petit nous avait aidés à recruter, presque un à un, une vingtaine d'ouvriers, de vingt à vingt-cinq ans, pour la plupart artisans de la petite industrie ; quelques lions chrétiens du quartier, cinq ou six, de modeste condition, séduit* par notre initiative s'étaient groupés pour composer le conseil dirigeant ; enfin la congrégation des frères de Saint-Vim-.nl de i * a « : 1 nous avait donné pour directeur un des siens.
Tout était prêt. On décida d'inaugurer le cercle solennellement; il fut convenu que je prononcerais le discours d'ouverture, et la cérémonie fut lix.ee au dimanche 7 avril 1872.
Le hasard des circonstances avait déterminé cet!" date : aucune préméditation ne nous avait conduits à la choisir. Mais elle eut, pour moi, une signification intime et providentielle. A cette même date, trente ans aopara vant, ma sainte mère ' était morte à Païenne ; mon frère tt'avait pas trois ans et j'avais treize mois. Te culte de sa mémoire, soigneusement entretenu dans mon cœur, avait été, depuis dix ans, encore ravivé par l'admirable livre de famille, ou la beauté surnaturelle de cette âme 6réd( stinée se révèle en traits si profonds *, 11 me sein bla voir une marque de la bénédiction divine dans cette coïncidence imprévue, entre l'anniversaire pieusement vénéré et l'acte décisif que jallais accomplir. Mon couen fut grandi et mon enthousiasme s'en accrut.
Tout d'ailleurs, à cette époque, exaltait ma pensée.
Le jour de Pâques de cette année, pour la première fois
depuis la guerre, la basilique de Notre-Dame revoyait
communions d'hommes, instituées par Lacordaire
et 1«- Père de Ravignan, pour servir de clôture aux coi
1 . Eugénie 'le La 1 Mun, 611e du comte auguste de ta Ferronnays, pair de France, ambassadeur et ministre
affaires étrangères des rois Louis XYII1 et Char!' I d'Albertine do Sourches de Mont sor eau.