IV. — LE CERCLE Dl BELLEV1LLE
intelligence de son Ame apostolique, il comprit aussitôt lotre entreprise et, sans souci des mesquines objections, il nous promit son appui, heureux de voir chus uste champ des œuvres s'avancer de nouveaux kivriers.
Bien loin du quartier, centre traditionnel du monde religieux, un jeune prêtre, appartenant ainsi que M'r de ir à la vieille aristocratie cachait alors, dans l'humilité d'une rue populaire, L'exercice de son héroïque Cjharité. C'était l'abbé d'Hulst, à qui l'avenir réservait iiae carrière si remplie, si brillante et si noble. Pendant la guerre, il avait, des premiers, aumônier d'un régiment de mobiles, répondu à L'appel de la patrie. Maintenant, avec un compagnon, destiné malheureusement à une mort prématurée, l'abbé Courtade, il vivait, dans une petite maison bâtie de leurs deniers comme la chapelle qui la joignait, où tous deux vouaient à l'évangélisation des pauvres leur dévoûment et leur parole. Nos excursions sur la colline de Belleville nous conduisirent près deux; et, de cette rencontre, malgré la froideur dans laquelle s'enveloppaient déjà l'âme discrète et l'esprit aiguisé du futur prélat, nous revînmes pénétrés d'admiration pour le grand exemple offert par ces preneurs de l'apostolat social.
Le carême de 1872 commençait, tandis que nous frappions ainsi aux portes ecclésiastiques, et le Père Monsabré tvait repris possession de la chaire de Notre-Dame, où
lit monté en 1869, après la défection du Père 11 inihe. Sa magnifique éloquence, Ja force de sa docrine, avaient immédiatement jeté sur son nom un illustre iclat. Nous ne pouvions manquer de l'aller voir. Il n«
t avec la ronde et joyeuse bonhomie qui surprenait it ravissait tous ses visiteurs. La plénitude de notre foi, Lteté de nos affirmations catholiques, le séduisirent >lus encore que nos desseins pratiques : il nous approuva, mrtout parce que nous étions résolus à rompre ouverement avec les principes delà Révolution. La suit'
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rivait, préparé par ces souvenirs à sa mission patriotique entre lui et les jeunes £ens qu'attendait, pour la plupafl le métier des arm iouloureuse épopée était un lien
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re et la fermeté de son esprit, la sensibilit* son cœur et le charme de sa parole, le rendaient merveilleusement propre au rôle qui lui était coniié. et quï exerça jusqu'au jour où la persécution le contraignit i
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Palier continuer sur la terre d'exil. 11 savait commander et séduire, former des hommes et gagner des Ames : aucun de ceux <|ui l'ont connu pendant ces dix ann De récusera mon témoignage.
Cet éducateur de soldats nous comprit au premier mot : nous parlions la même langue. 11 accueillit notre démarche et l'exposé de notre Œuvre avec sa large et généreuse intelligence. Sans doute apercevait-il déjà le bien qu'elle pourrait faire aux jeunes hommes placés sous sa garde. Cependant il n'y eut cette fois, entre lui et moi, qu'un échange de paroles réserve- : Dieu, pour toe jeter dans son amitié, attendait une épreuve dont. rheure n'était pas encore venue. Mais la sympathie qu'il marqua, dès l'abord, pour l'Œuvre et pour ses fondateurs, détermina aussitôt leur confiance ; et c'est ainsi hue, bien avant le jour où devait naître mon intimité personnelle avec lui, il prit à l'un de nos actes les plus importants une part décisive.
Lorsqu'en celte année 1872, nous voulûmes donner aux statuts de notre Œuvre une forme définitive, dans le document qui porte le nom de Bases et plan gênerai île VŒuvre, nous éprouvâmes quelque embarras pour exprimer notre adhésion à l'encyclique de L864 et au $yllabus. L'article premier des Bases de V Œuvre disait l'Œuvre « a pour but le dévouement de la classe dirigeante à la classe ouvrière » ; nous entendions, en outre, déclarer que ses principes étaient ceux dont Pie IX avait fait la proclamation solennelle, et nous cherchions, pour le dire, des termes à la fois précis et généraux. Nous allâmes consulter le Père du Lac, et il nous suggéra la phrase qui, adoptée par le comité, est demeurée, depuis lors, une de nos lois fondamental* l'Œuvre « a pour principes les définitions de l'Eglise sur ses rapports avec la société civile •.
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seul objet de notre propagande. Aucune grande entreprise ne petit saisir pleinement l'attention publique ni
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dans le quartier de Belleville.
Nous avions fini par trouver, rue Levert, une maisonnette, pourvue d'un étroit jardin, qui nous avait paru convenable. Quelques amé;.
un oratoire, deux salies de réuni tre, u:i
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ministration.