Tit. III, 8 et
vi. --- L'a . Roi i -
uns et l'esprit systématique des antres, en viendraient à requérir la séparation et à prononcer le divorce entre la sphère de la loi chrétienne et celle de l'activité des temps où les actes se mettraient d'accord avec les théories au point de ne pas reculer devant les conséquences les plus extrêmes; des temps où, par une conclusion assez rigoureusement tirée des prémisses, le Crucifix se verrait expulsé de l'école et le prêtre de l'hôpital, en vertu du principe de la sécularisation, ce qui #eut dire de l'athéisme désormais obligatoire delà chose politique; des temps enlin où, trop souvent, les meilleurs chrétiens, acceptant avec une résignation regrettable l'ostracisme dont ils seraient frappes, s'enfermeraient dans le cercle des obligations privées ou domestiques, et se désintéresseraient de toute influence utile sur leurs frères. Temps sinistres, où les conditions légales de
istance publique comme de l'instruction officielle ayant enlevé ce double levier aux mains de la religion, les masses populaires, victimes de tous les préjugés et de toutes les souffrances, deviendraient une menace perpétuelle pour la société. » Paroles prophétiques où éclate la puissante clairvoyance du grand évoque! Les repas se prenaient en commun, dans le réfectoire m inaire et en silence; l'évêque et M£r de Ségur les
idaient; un jeune clerc faisait, recto to?io, une lecture de piété. Ces habitudes, familières à la plupart des directeurs d'ceuvrcs, et que plus tard la pratique de nos retraites et de nos assemblées devait généraliser parmi nous, nous surprenaient alors par leur insolite nouveauté. Nous les acceptions comme une discipline militaire ; mais le moindre incident servait de prétexte à une explosion de gaîté, difficilement contenue, et je me souviens du fou rire, pardonné sans peine par l'évêque, qui nous saisit irrésistiblement un soir où, pendant le dîner, comme le jour tombait sans qu'on allumât les lampes, il advint que le séminariste qu'éclairait une simple bougie, commença la lecture» par ce verset de l'Imitation :
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Je ne puis reproduire ici, ni même aux a rapport trop étendu, mais j*en ve\ r lest
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sion : les corporations nouvelle s, D use mt Le cette collaboration féconde; l'en- uent prof nel, les étude >urs de toute nature mis à I sition des ouvriers: leur union cimentée dans le pays entier par \e Livret-diplôme, par les bureaux de ren gnements et les hôtelleries de passage; les institutions de prévoyance et de crédit établies près de tous les cercles ;
hommes du mondeaidant parleur concours ce grand
vi. — l'oeuvre en protiis 137
nouvement, et les militaires portant à « une génération, me le malheur de la patrie ramène au métier des armes, 'exemple de leur conduite, les souvenirs de leur vie )0ur lui apprendre à respecter, dans l'uniforme, l'honïcur du pays, à considérer le sentiment du devoir, de 'obéissance et de l'abnégation, comme les vertus les plus nécessaires au soldat et au citoyen ».
Je montrais dans tous ces groupes les anneaux d'une jhaîne immense reliée au comité central ; j'invitais toutes uvres analogues à y prendre leur place, pour constituer avec nous « la grande association catholique des ouvriers »>. Et je concluais enfin par ces paroles ambitieuses :
« Nous avons conduit par la pensée l'(Euvre des cercles jusqu'à ses limites les plus extrêmes. Contemplons maintenant les horizons qu'elle propose à notre activité: imaginons qu'elle s'est développée de toutes parts, qu'elle s'est répandue dans les villes, dans les établissements d'industrie, dansles chefs-lieux de canton rt jusque dans les villages, que les œuvres ouvrières léjà existantes en France lui sont agrégées, qu'un lien oommun s'est établi entre toutes ces fondations; songeons que, pour promouvoir cet immense mouvement, nous aurons mis en action et tenu en éveil toutes les forces catholiques du pays, et nous apercevrons, dans l'avenir, la création d'une grande Liyue catholique fran-