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jourd'hui, je dirai que j'étais âgé <Ie trente et un ans et
i'avais dix ans de grade d'officier, dont sept dans •elui de s .os-lieutenant; j'étais resté (juatre ans et demi en Algérie, et je comptais ainsi cinq campagnes d'Afrique; j'avais fait la guerre de 1870, et pris part au siège de Paris contre la Commune : mes états de portaient donc en tout sept compagnes. Au début d< Commune, après 1< riants combats de Courbevoie et
du pont de Neuilly, le général de Gallifet, dont j'étais offi-
d'ordonnance, m'avait proposé pour le grade de capitaine. Le ministre répondit à la proposition en me décorant : je Tétais déjà depuis Metz! 1-e général do Gallifet le rappela et insista pour le grade; le ministre fit la sourde oreille etje reçus, au lieu du troisième galon, un brevet de chevalier delà Légion d'honneur, daté du mois d'avril 1871 ; quelques mois plus tard, un second me l'ut remis, confirmant celui de Metz et daté du mois d'octobre 1870! ,1e suis probablement le seul officier qui ait été décoré deux fois.
Le régimentoùj'étais nommé tenait garnison à Meaux. Cette ville n'était pas placée dans le commandement du
rai de Ladmirault, qui n'était à cette époque que gouverneur de Paris. Il avait cependant obtenu l'autorisation de me conserver pendant quelque temps encore a son état-major, à causedes m cessités del'étatde siège. pais cette tolérance n'était que temporaire. Au mois de septembre, je dus rejoindre mon nouveau poste.
Le 0e régiment de dragons était cornu. ande par le marquis dePuységur, sous les ordres de qui j'avais déjà servi avant la guerre, etqui m'avait témoigné une constante bienveillance; il avait pour lieutenant-colonel le comte Albéric de La Loyère, qui alliait à l'esprit le plus militaire les sentiments chrétiens les plus termes. L'un et l'autre m'accueilliren! avec une grande bonté ; mes Camarades me marquèrent une cordiale sympathie. Tous
: voient ne partageaient pas mes croyances ; mais ils rendaient justice aux pensées dont s'inspirai! l'téfavre à
lequel! II 1
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n à Meaux, une •it l.i bi celle de mes chefs plna dire*
Bien oxf* loigné de Pai continuer à mener
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tructeur. Lee théories, I service conférences aux offici
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s'instruire que l'exp de La
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l, tout entier dévoué a la commune entr nous en avions le loisir, noas chevaa
eant n« 3 nous exhortant mutuellement, par amour-propre chrétien, à redoubler de zèle professionnel pour m à nos principes religieux le t d»j no9 camar
Au commencement de décembre, le comité de I ouvrit un second cercle au quartier des Brotteaux. ( î à une courte permission, j'allai l'inaugurer par un cours que je composai en chemin de fer. avec des rassemblées à la hâte et quelques livres emportés dans ma valise. Le soir de l'inauguration, je partais | Marseille où m'appelait, au nom de 1^
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Us catholiques, son président, M. Koubaud, notaire. In lodcsto chef d'institution, M. Patot, qui devait plus ird, après l'expulsion (1rs jésuites, diriger avec un adlirable dévoûmeut l'Ecole de la rue des Postes, s'était lit, près des membres de cette société, l'ardent propagteurde notre Œuvre. Il avait recruté, pour en prendre initiative, quelques hommes de bonne volonté, au preûer rang desquels je dois nommer un négociant ardem tent catholique, M. Alfred Guiol, qui devint, en même mips que mon fidèle ami, le président de notre comité illais, et un jeun.' officier du Y chasseurs, qui fui ce jour, un admirable serviteurde l'CEuvre, Maurice e Ilennezel d'Ormois.
L'enchantement de la ville méridionale, le ravon. îent du ciel et des côtes augmentèrent la joie où m'avait •le l'accueil chaleureux de mes nouveaux confrères, lie s'accrut encore devant l'incomparable tableau déoulé sous mes yeux à Notre-Dame de la Carde, puis ans les quartiers populaires d'Endoume et de Belle-delai, dont j'entendaisavec ravissementles noms sonores, uidis que nous visitions les groupes d'ouvriers, pépiière des cercles futurs; et j'étais tout vibrant de ces motions quand, le soir, après une réunion intime où fut écidée la création du comité, je fus conduit devant le rand auditoire, pressé dans la salle Saint-Joseph, alors ppartenanl aux jésuites.
On avait invité Coquelin aîné, de passade à Marseille; près le concert qui ouvrit la soirée, il dit avec un ccent de magnifique énergie la Grève des forgt rons, de rançois Coppée. Puis, ce fut mon tour. Tout autour de t salle, de hautes peintures représentaient les héros et s saints de l'histoire de France. Mes yeux s'étaient >ur l'image de Pierre l'Ermite prêchant la croisade, je me souviens qu'en prenant la parole, je m'écriai, mis autre exorde, le doigt tendu vers le tableau : Regardez-le : il vous parle encore ! » J'improvisai làessus une espèce d'appel aux armes pour 1 >ieu, pour
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terrain de manœuvre v't<'. «le la ville. Da;
journée, entre deux théories, lia C4 rrespondance de l'Œuvre : que de foisj'ai i le coin dune table, en lisant ou en annotant les lel qui m'arrivaient de partout, pendant que mon o; nance ôtait mes bottes et m aidait a changer rapidede tenue !
Au milieu de cette lièvre, un incident âpre va
vint m'ouvrir des horizons que ma pensée n'avait pas aperçus jusque-là, et dont elle se détourna auspour n'y revenir que trois ans plus tard. Au mois de janvier, des élections partielles eurent lieu pour certaifl sièges de l'Assemblée nationale, devenus vacan* d'elles était à Marseille. Les catholiques et les royalialfl de cette ville, très nombreux encore et forts des souifl