‹ Ma vocation socialeChapitre 58 sur 103 · VI. — LOJ-l vhi: i;.\ PROVIN L · texte numérisé non relu

VI. — LOJ-l vhi: i;.\ PROVIN L

nirs que leur avait laissés un passé réoent et glorieux, demandèrent au général de Charette d'être leur représentant. L'auréole de gloire qui environnait son nom lui assurait un succès qui eût été, en même temps, celui de la cause dont il était l'éclatante personnification. Mais, fidèle au nol>!<' sentiment qui l'avait déterminé, quelques mois plus tut, à refuser l'offre de M. Thiers, quand, au lendemain de la guerre, le nouveau chef du pouvoir exécutif le pressait d'entrer, avec son Lrrade, et suivi de tes officiers, dans les cadres de l'armée r> , Charette ne voulut pas se rendre à la prière de amis. Il était résolu à garder son indépendance et sa liberté tout entière, en restant exclusivement le chef du h régiment » de ces zouaves pontificaux qui venaient d'ajouter, sur les champs de Loigny, une page nouvelle, écrite avec leur sang, à l'héroïque légende commencée jadis dans le vallon de Castelfidardo.

Les générations nouvelles ignorent de quel prestige étaient alors entourés cette troupe de soldats et leur chef héroïque. L'idée qu'il avait conçue d'en faire une l rve toujours prête pour la défense du Pape et le service du Roi, semble à nos contemporains, désabi: des rêves du passé par les tristes réalités du présent, une conception chimérique. Dans ce temps de transition où les destinées de la France étaient en suspens, où les maîtres de Home envahie n'osaient pas encore habiter dans ses murs, toutes les espérances étaient permises.

Le 25 août I S7:>, j'avais été témoin d'une scène extraordinaire, dans le parc de ce château delà Contrie, oùles ■ ans vendéens vinrent, en 1793, chercher le premier Charette pour le mettre à leur tète. A l'occasion de la Saint-Louis, une l'été était donnée en l'honneur de M""' de Charette, mère du général, qui m'y avait invité. Les zouaves étaient acourus de toute la France, officiers et soldats, gentilshommes, bourgeois et hommes du peuple. Le général passait au milieu d'eux, les tutoyant,

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C'était un des premiers dimanches de janvier. Le jour même, j'avais promis au R. P. du Lac de me rendre à Athis, pour y adresser la parole à quelques anciens élèves de l'Ecole de la rue des Postes, déjà officiers.

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