IX. il l'i LERINAGE DE LIES
prière spéciale sera récitée, à chacune des léances, |« pour notre confrère, M. Joseph de LaBouillerie, chargé
^d'un ministère dans le nouveau gouvernement de la France ». Le ministère du V\, mai, présidé par le duc de Broglie, était en effet constitué depuis Pavant-Teille, et M. de La Bouillerie y avait reçu, i-oinme représentant de r extrême-droite, le portefeuille de L'agriculture et du commerce. 11 «'lait depuis plus d'un an membre de noire comité. Son élévation ne l'éloigna pas de nous. Je lis au ) procès-verbal du 10 juin : « M. deLaBouillerit\ ministre i]t> l'Agriculture, à la séance. Il remercie le co-
mité des prières donl il est l'objet et qui sont un lien de •plus entre lui et ses confrères. - Lorsque après l'échec de la tentative de restauration, M. de La Bouilleriequitta lie ministère, il reprit dans l'Œuvre ses habitudes d'activité et devint bientôt le président très aimé, très res- Ipecté et très zélé du comité général.
L'avènement d'un gouvernement catholique n'amena
fpour nous aucune faveur spéciale. Je rencontre même,
ians nos procès-verbaux, des inquiétudes contraires. A
«la séance du 11 juin, le lendemain du jour où M. de La
^Bouillerie avait passé parmi nous, M. de La Bégassière
I mnonce que « le comité catholique où il siégeait comme
lélégué de l'Œuvre vient d'être averti qu'il était menacé
» le dissolution par voie administrative; il craint, ajoute-
l;-il, que la même menace ne soit dirigée contre le co-
nité de l'Œuvre ».
Le comité catholique de Paris sortait, depuis deux mus, sous l'impulsion de M. Chcsnelong, du sommeil où ions lavions vu endormi au commencement de 1871. I commençait à jouer, dans le mouvement religieux de >ays, le grand rôle qui, sous la haute direction de Illustre orateur, devait lui appartenir durant vingt ann ^e souci de la légalité, le respect de l'article 291 du Code ?nal qui subsistait encore, peut-être aussi la crainte rète de quelque excès « clérical », avaient sans doute nspiré la démarche officielle. L'autorité de M. Chesne-
;i dissiper cette alerta
Elle nous .-in: miner i
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conclut <ju.' n
discrète », distinction pour l'application
convenait « de
Cette confiance, si bonor [a'eUe I do me charger d'une as
L'ingénieuse activité de notre ami « toutes les pages <lu recueil de DOfi ployait surtout dans les c eceptioi rigide autorité de Vrignault lui résistait : des n
tions s'ensuivirent d >n du c
gnault abandonna la présidence, ma er de1
contribuer au travail commun avec sa f lique. On essaya de laisser vacante la fonction pi tielle, jusqu'à la réalisation, qui ne vint jamais, d une idée grandiose : la présidence dévolue à Mgr de Set des représentants de toutes les grandes œuvres appelés dans le comité pour former une section di: conseil. C'était le rêve d'hégémonie qui. dès le premie^ jour, nous avait liant-
En attendant, le comte Louis de Villermont ace une vice-présidence, réduite à la seule direction des séances : à la lin de l'année seulement, il prit le titre de président. Le Père Bailly, des Augustins de ■mp-
lion, l'infatigable créateur de tant d'œuvres n dont le journal La Croix fut plus tard la principale, le Père Dulong de Kosnay, l'organisateur des missions et conférences populaires, voulurent bien venir siéger avec nous.
Mais, si nous prétendions attirer à nous toutes les activités catholiques, ce qui faisait dire plaisamment à l'abbé d'Hulst que « nous voulions nous annexer l'Eglise de France », nous entendions, en revanche, ne compromettre notre autonomie dans aucun groupement gênerai,